Le conflit au Moyen-Orient était une nouvelle fois au cœur des éditions de BFMTV le mercredi 20 mai. Alors que le président américain Donald Trump expliquait hier vouloir attendre la fin des négociations avec l'Iran avant le déclenchement éventuel de nouvelles frappes sur le pays, le régime de Téhéran affirmait, quelques heures plus tôt, se tenir près à riposter en cas de besoin. Pour donner le pouls de l'atmosphère dans la région, BFMTV avait dépêché plusieurs envoyés spéciaux, et notamment la grand reporter Clémence Dibout à Tel-Aviv, en Israël.
Interrogée par Julien Arnaud sur l'ambiance sur place, et la quasi-certitude des Israéliens que les frappes allaient bientôt reprendre, la journaliste a commencé son duplex : "Pour le gouvernement israélien, la question n'est pas de savoir si Donald Trump va frapper l'Iran mais quand [il le fera]. C'est en tout cas ce qu'a confié une source anonyme aux journal 'Jerusalem Post'. C'est la teneur ici : pour Israël, il faut frapper l'Iran maintenant, tant qu'il est un peu plus faible qu'au début de la guerre parce que la menace existentielle, la menace nucléaire et balistique elle est toujours réelle pour Israël, a débuté la journaliste, avant de se retrouver entourée de plusieurs adolescents un peu dissipés, souriants et faisant des signes à la caméra. Voilà pourquoi on a des déclarations comme ça distillées dans la presse."
"Le but du jeu, c'est de montrer à Donald Trump que l'armée israélienne est prête...et vous le voyez, autour de moi, la vie continue, poursuit Clémence Dibout agacée, désignant les enfants bruyants derrière elle. Il y a plein de groupes scolaires, c'est pour vous dire que la vie continue ici en Israël. Bref. L'armée israélienne est prête, l'armée de l'air est prête avec notamment des listes qui sont remises à jour très régulièrement... Bon, on va arrêter en fait parce que c'est pas possible, s'interrompt soudain la reporter en s'adressant aux adolescents qui lui tournent autour. Ce n'est pas possible de parler de la guerre alors qu'il y a des enfants qui sont derrière, à qui on avait dit de ne pas venir nous embêter, en plus ! Je suis désolée, je le fais en direct mais c'est assez agaçant", lance-t-elle avant de continuer son duplex dans le calme, les enfants partis. "Elle nous donne les dernières infos et elle fait la police sur place, ou la maîtresse d'école, en l’occurrence !", a conclu Julien Arnaud avec humour, avant que la journaliste ne rende l'antenne avec un sourire désolé.

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