"Une connerie" aux lourdes conséquences. Pensant son micro fermé, Nathalie Saint-Cricq avait affublé Éric Ciotti d'un surnom peu amène, en plein direct de la soirée électorale des municipales sur Franceinfo. "Alias Benito", avait-elle lancé en catimini au moment de l'allocution du député du parti UDR, une référence à l'ancien dictateur italien Benito Mussolini. Malgré ses excuses dès le lendemain, l'éditorialiste a été écartée de l'antenne pendant une semaine par le tout nouveau patron de l'information, Philippe Corbé. Elle a donc été privée de la soirée du second tour du scrutin. Une mise à pied qu'elle avait elle-même anticipé en prenant les devants face à sa direction, comme elle l'a confié à la table de "C à vous" mercredi soir.
"Quand on est sortis de là, je me suis dit : 'Il faut marquer le coup'. J’ai devancé l’appel. Plutôt que de subir une punition j’ai préféré la demander moi-même, comme ça, on s’est mis d’accord", a révélé Nathalie Saint-Cricq dans le talk-show de France 5. La sanction était en effet totalement justifiée pour cette habituée des plateaux politiques, "censée se tenir" en plateau, peu importe le problème technique. "C’est un peu triste qu’au bout de tant d’années, je sois encore comme quand j’avais 12 ans où je finissais au coin parce que je parlais avec mes voisins. Il se trouve que j’ai voulu faire rire Brice Teinturier, je l’ai fait toute la soirée et là j’ai parlé trop fort", a-t-elle expliqué à Anne-Elisabeth Lemoine.
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Sa spontanéité et sa volubilité lui ont porté préjudice. Et l'intéressée s'est excusée auprès d'Éric Ciotti sitôt l'impair commis. "Je me suis excusée bien évidemment auprès d’Éric Ciotti en privé en disant que c’était une blague idiote, comme on en fait beaucoup. Maintenant je fais attention. Mais le mal est fait", signale la journaliste du service public.
Dans un entretien accordé à "TV Mag", Nathalie Saint-Cricq était déjà revenue sur les circonstances de cet incident regrettable. "Évidemment que j’aurais mieux fait de me taire. J’ai fait une connerie, j’ai trop parlé. Je le fais tout le temps. Les gens qui me connaissent savent qu’à chaque soirée électorale, à chaque émission spéciale, je dis des blagues tout le temps. C’est miraculeux que je ne me sois pas fait avoir avant", racontait celle qui sera bien de la partie pour commenter la présidentielle de 2027.

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