Nathalie Saint-Cricq reconnaît son erreur. Pensant son micro fermé, la journaliste de France Télévisions avait affublé Éric Ciotti d'un surnom peu amène, en plein direct de la soirée électorale des municipales sur Franceinfo. "Alias Benito", avait-elle lancé en catimini au moment de l'allocution du député du parti UDR, arrivé en tête du premier tour à Nice. Malgré ses excuses aux téléspectateurs pour ses "propos inappropriés et déplacés", l'éditorialiste vedette du groupe public a été écartée de l'antenne pendant une semaine par le tout nouveau patron de l'information, Philippe Corbé. Elle sera donc privée de la soirée du second tour de dimanche. "Je m’y attendais", a-t-elle avoué à nos confrères de "TV Mag", qui l'ont contactée pour revenir sur sa bévue.
Tout en regrettant de ne pas participer à l'analyse du prochain scrutin, l'ancienne directrice du service politique de France 2 assume son impair. "Je n’ai pas grand-chose à dire en dehors du fait que je me suis fait avoir avec un micro non-coupé alors que d’habitude ils sont coupés", indique-t-elle, avant de s'attarder sur les coulisses de sa mésaventure. "D’habitude, quand on passe à l’extérieur, les micros sont coupés. On le voit bien, je ne suis pas à l’image. On est chez Ciotti et la logique, dès que vous pivotez vers un extérieur, que soit un journaliste ou une déclaration, est que le son du plateau est coupé. Autrement, la moindre personne qui tousse, éternue ou demande de l’eau serait entendue à l’antenne. Là, ils ont dû oublier de couper les micros", explique la journaliste pourtant habituée des plateaux.
Mais sa spontanéité et sa volubilité lui ont porté préjudice. "Évidemment que j’aurais mieux fait de me taire. J’ai fait une connerie, j’ai trop parlé. Je le fais tout le temps. Les gens qui me connaissent savent qu’à chaque soirée électorale, à chaque émission spéciale, je dis des blagues tout le temps. C’est miraculeux que je ne me sois pas fait avoir avant", reconnait Nathalie Saint-Cricq. Le sobriquet d'Éric Ciotti, fruit de son imagination fertile ? "C’est son surnom à l’Assemblée", fait-elle savoir. "Vous n’imaginez quand même pas que je vais aller faire des blagues en disant 'Benito' sur le service public en pleine commission d’enquête et avec Charles Alloncle qui est ciottiste. Il faut que je sois vraiment une malade mentale", se défend celle qui n'est pas la première à goûter aux aléas du direct.
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En plus de son dérapage ciblant le député, une autre formulation de la mère de Benjamin Duhamel a été pointée du doigt dimanche soir. Sa remarque visait cette fois-ci La France insoumise et l’une de ses représentantes que l'on voyait à l'écran à côté de Manuel Bompard. "C’est qui la petite ?", pouvait-on l’entendre dire. "Votre mépris ne fait que nous renforcer", a rapidement réagi la principale intéressée sur X. Pour sa défense, l'éditorialiste plaide l'indulgence. "En face de moi, personne ne la reconnaît non plus. Je ne dis pas 'la petite' pour stigmatiser mais la meilleure façon d’avoir une réponse c’est de dire à quelqu’un 'la petite'. Je n’ai pas dit 'la grosse' ou 'la moche'. Je veux bien qu’on cherche des trucs sans arrêt mais ça devient un peu..." s'agace Nathalie Saint-Cricq, punie jusqu'à dimanche inclus.

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