Ça n'aura pas traîné. Dimanche 15 mars, en pleine soirée électorale, une séquence sur le plateau de Franceinfo avait été relevée par de nombreux internautes et téléspectateurs. Une phrase lancée par Nathalie Saint-Cricq alors qu'elle se pensait hors antenne, juste après 22 heures. Myriam Encaoua, qui arbitrait les débats, venait juste d'informer les téléspectateurs qu'ils allaient retrouver Éric Ciotti pour sa première prise de parole après son bon score au 1er tour pour la mairie de Nice.
"Je vous interromps on va écouter en direct Éric Ciotti en tête à Nice", déclare la journaliste avant que l'on entende à voix basse : "Alias Benito", en référence à Benito Mussolini, l'homme ayant fait sombrer l’Italie dans le fascisme. Un dérapage signé Nathalie Saint-Cricq, qui s'est excusée après un premier message de Franceinfo. "Nous présentons nos excuses à Éric Ciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions", pouvait-on lire sur une publication partagée sur X. Un peu plus tard dans la soirée, Nathalie Saint-Cricq a reconnu ses torts et a présenté ses excuses en plateau au député du parti UDR, soutenu par le Rassemblement national. "J’ai tenu tout à l’heure à l’antenne des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement de ma part", a-t-elle lu.
Au lendemain de la séquence, nos confrères du "Parisien" révèlent que l'éditorialiste de France Télévisions est sanctionnée par sa hiérarchie. Sa sortie de route a ulcéré la direction du groupe, et le nouveau directeur de l'information, Philippe Corbé, a pris la décision de l'écarter de l'antenne durant toute la semaine, ce qui veut donc dire qu'elle ne participera pas à la soirée électorale du 2nd tour.
En plus de son dérapage ciblant Éric Ciotti, une autre formulation de l'éditorialiste a été pointée du doigt hier soir. Sa remarque visait cette fois-ci La France insoumise et l’une de ses représentantes que l'on voyait à l'écran à côté de Manuel Bompard. "C’est qui la petite ?", peut-on l’entendre dire. Imane Hamel, co-animatrice d’un groupe thématique de LFI dédié à l’antiracisme, a réagi sur son compte X : "La 'petite' c’est moi", a-t-elle répliqué. "Votre mépris ne fait que nous renforcer. L’ancienne classe politicienne est sur le départ. Vous entendrez bientôt parler de nous !", avait-elle ajouté.

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