Prime Video s'apprête à dire adieu à l'une de ses meilleures séries, dont l'ultime saison commence dès ce mercredi 8 avril. La conclusion attendue de "The Boys" suscite autant l'enthousiasme que les craintes des spectateurs, tant cette satire super-héroïque leur a procuré des émotions au long de ces dernières années. Tirée d'un comics, la franchise prend place dans une Amérique où les super-héros font la loi et sont devenus de vrais instruments marketing et militaires. Sauf que contrairement à ceux issus de Marvel, les personnages surpuissants sont ici au minimum désaxés, corrompus, violents et fourbus d'un immense égo. Une équipe de justiciers, qui se fait appeler "The Boys", décide de passer à l'action et d'abattre ces protagonistes autrefois appréciés de tous.
Le cinquième chapitre prolonge directement les événements de la saison 4 où Le Protecteur (Antony Starr) a consolidé son emprise sur les États-Unis, plongeant le pays dans une forme de dérive autoritaire. Face à lui, les Boys semblent affaiblis, certains capturés, alors que leur ancien chef Butcher (Karl Urban) réapparait avec un virus capable d’anéantir l’ensemble des Supers. Pour connaître l'issue de cet affrontement XXL, il faudra être patient, car, comme à son habitude, la série d’Eric Kripke adoptera le rythme d’un volet par semaine jusqu’au grand final, l’épisode 8, mis en ligne le 20 mai prochain. Son créateur, qui a rassemblé le casting original, a décrit cette saison comme une farandole de choix irréversibles, où règne un climat dans lequel aucun personnage n’est assuré de survivre, avec un épilogue qui pourrait diviser, comme le rapporte "AlloCiné".
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La tension va donc monter crescendo au fil des épisodes, et c'est ce rythme qui rend la critique laudative au sujet de cette dernière saison. "On y retrouve toute la violence, l’humour noir, l’action et la vulgarité attendus, sans jamais tomber dans l’excès avant le dénouement", note nos confrères de "Collider". Un enthousiasme partagé par "SlashFilm" : "Pour la première fois depuis des années, 'The Boys' apporte à cette conclusion sombre une touche d’émotion et d’âme dont le genre avait grand besoin". Selon "Variety", "chaque geyser de sang et chaque bruit visqueux d’entrailles répandues offre une petite dose de catharsis dont on a cruellement besoin, même si les chances de voir le bien triompher du mal n’ont jamais semblé aussi faibles, à l’écran comme en dehors." Ces premiers échos donnent donc l’espoir que "The Boys" échappe à la malédiction des fins décevantes, qui ont terni le blason de "Game of Thrones" ou plus récemment de "Stranger Things".

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