C'est une série explosive que propose à partir de ce soir Canal+. Dans "Prisoner", Tahar Rahim joue le rôle de Tibor Stone, un malfrat repenti qui, après avoir longtemps œuvré au sein du réseau criminel Pegasus, est devenu témoin clé de la justice. Alors que son convoi pénitentiaire le transfère jusqu'au procès durant lequel il doit témoigner contre l'association criminelle, Tibor, escorté par l'agent Amber Todd (Izuka Hoyle), est visé par une attaque. Cette dernière décide de se menotter à lui pour ne pas le perdre de vue durant cet assaut dont personne ne connaît l'issue...
La série en six épisodes a été tournée au Pays de Galles durant quatre mois. Mais c'est à Paris que Tahar Rahim a rencontré sa partenaire de jeu, brièvement, avant le début des prises. "Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous préparer, a expliqué le comédien au "Parisien". Seulement une semaine du matin au soir avec les cascadeurs et les chorégraphes de combats. C’est quand même assez particulier de se battre avec quelqu’un accroché à son poignet ! La chance que j’ai eue, c’est d’avoir Izuka. C’est une personne formidable et une très bonne actrice, mais surtout un sacré soldat. Et comme elle a des capacités sportives et de coordination au-dessus de la moyenne, elle savait exactement comment se déplacer, et du coup, c’était beaucoup plus simple pour moi."
Constamment menotté avec sa partenaire de jeu, Tahar Rahim explique avoir pu bénéficier quand il le fallait d'objets factices. "Nous avions souvent de fausses menottes avec des sécurités pour éviter qu’on se blesse. Mais le problème c’est qu’elles n’arrêtaient pas s’ouvrir dès qu’on tirait un peu trop, ce qui arrivait tout le temps. Avec Izuka, on militait pour avoir les vraies le plus possible. Et je ne m’imaginais pas à quel point les scènes d’action seraient aussi longues à tourner. Parce qu’il faut prendre plusieurs angles, parce qu’il y a des ratés… C’est épuisant, tu fais sept heures de sport dans la journée !". Un tournage éprouvant pour Tahar Rahim qui sortait à peine de celui d''Alpha", de Julia Ducournau, pour lequel il s'était délesté de 20 kilos. "Je suis retourné à la salle quatre à cinq fois par semaine pour trouver la forme physique du personnage, très athlétique, rapide, explosif, souple. En faisant attention à l’alimentation aussi évidemment. Ça a été un peu violent je dois dire, mais je n’avais pas le choix."
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