Mis en retrait de manière temporaire. C'est ainsi que Stéphane Sitbon-Gomez, numéro 2 de France Télévisions, a tranché le cas de Jimmy Mohamed, accusé de violences physiques et psychologiques sur son ex-compagne. Le médecin devait initialement faire équipe avec Flavie Flament aux manettes de la nouvelle formule du "Mag de la santé" à la rentrée de septembre. Mais face à ces accusations, la direction du groupe audiovisuel a préféré laisser l'ex-animatrice de "Flavie en France" assurer seule la présentation de ce rendez-vous historique, "le temps de clarifier la situation personnelle" de son ancien incarnant. "Dès que cette situation sera clarifiée, Jimmy Mohamed retrouvera sa place à l'antenne", a assuré le directeur des antennes et des programmes lors de la conférence de rentrée.
Écarté momentanément du service public, mais pas de RTL, où il continue d'intervenir quotidiennement dans la matinale, le chroniqueur semble regarder d'un œil les épisodes du format présenté par Flavie Flament depuis le 7 septembre. Et lorsqu'il n'est pas devant France 2 à 15h, ce sont les abonnés à ses réseaux sociaux qui lui font part de leurs sentiments. À l'un d'entre eux qui se plaignait de la baisse de qualité du contenu et qui l'implorait de revenir à la présentation, Jimmy Mohamed a réagi, et ne s'est pas montré tendre avec le programme. "Je ne vais pas montrer tous les messages que je continue de recevoir mais vraiment quel gâchis", déplore-t-il, sans la moindre empathie pour l'animatrice et désormais cheffe de bande. Après un lancement timide, le programme qui a basculé de France 5 à la Deux avait chuté sous les 10% de PDA dès le deuxième numéro (avant de reprendre des couleurs le 11 septembre, avec 11,3% de PDA).
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Sur le plateau de "C à vous", l'ex-présentatrice de "Télématin" avait commenté l'éviction temporaire de l'expert qui était prévu à ses côtés sur le plateau du "Mag de la santé". "Je la trouve [la décision, ndlr] adaptée à la situation. J'y souscris, je la trouve juste. Je pense que France Télévisions a fait montre de discernement dans cette décision en attendant que la situation se clarifie, que les choses s'éclaircissent, a déclaré la présentatrice, que l'on sait très engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. "Je me suis tenue très loin de tout ça... J'avais beaucoup à faire, pour être tout à fait honnête", a-t-elle poursuivi. "Et puis je tenais à attendre que France Télévisions prenne une décision, et je la soutiens. Je suis hyper focus sur la rentrée pour tout vous dire, et les choses sont ainsi. Je suis entourée, toute l'équipe a réagi, et ce sera une très belle émission aussi cette saison."