Plus que quelques heures à patienter avant l’édition 2026 de Roland-Garros ! En attendant la compétition, France 2 propose jeudi 14 mai la série documentaire “Roland-Garros, entre les lignes”. Comptant 4 épisodes de 40 minutes, elle est produite par Quad Lab et la Fédération française de tennis. Puremédias a pu visionner en avant-première ce programme instructif, passionnant, plein d’humanité et très addictif. S’adressant à tout le monde et pas uniquement aux spécialistes de tennis, il est disponible depuis mercredi 13 mai sur la plateforme france.tv.
A l’occasion de la conférence de presse, Antonio Grigolini, directeur des documentaires de France Télévisions, est revenu sur la genèse de ce projet. Il a expliqué : “La première raison d'être de cette série, c'est de donner à voir le travail. Le travail passionné, le travail d'excellence des équipes qui font en sorte que Roland-Garros existe. C'est ce qu'on voulait faire, raconter le travail, la passion, les difficultés aussi parfois et comment on les surmonte. Et la deuxième raison d'être, elle est assez simple, elle tient à ce lieu qui est à la fois un lieu de mémoire pour le public, un lieu d'histoire. Et puis c'est tout simplement pour nous un grand récit, un récit sportif mais un récit humain aussi. Un récit d'excellence française…”.
Laurent-Éric Le Lay, le patron des sports du groupe public, a déclaré lui face aux journalistes : “C'est vrai que France Télévisions diffuse le tournoi de Roland-Garros depuis de nombreuses années et chaque année, on essaie de faire toujours un peu plus. Ce documentaire ajoute quelque chose de supplémentaire, qu'on n'avait pas encore véritablement fait, même si on a déjà diffusé des documentaires retours de Roland-Garros. C'est l'occasion pour le grand public mais aussi pour nous d’aller voir un petit peu ce qui se passe à l'intérieur. Parce que c'est beaucoup plus compliqué qu'on pense, plus intense et peut-être stressant par moment. Parce qu'il faut avoir cette capacité à gérer plusieurs paramètres en même temps et qui peuvent parfois être contraires”.
Le fils de l'ancien PDG de TF1 (1988-2007) a poursuivi : “Dans ce doc, on voit qu'il y a parfois des impondérables qui ne sont pas faciles à gérer. On pense que c'est important de montrer à travers ce documentaire qu’Amélie Mauresmo et l'ensemble de ses équipes sont à pied d'œuvre pour continuer à ce que Roland-Garros soit un des plus beaux tournois du monde”.
Justement, Amélie Mauresmo, qui est omniprésente dans les quatre épisodes, a fait savoir : “Il y a eu une grande implication de toutes les équipes pour effectivement ouvrir les portes d'une façon inédite pour le tournoi de Roland-Garros. En tout cas, moi, j'ai pas connaissance que ça ait déjà été fait dans le passé pour le tournoi. Nous avions aussi à cœur de montrer le travail de fourmis qui est fait dans plein de domaines. Des gens qui ne sont jamais spécialement mis en lumière ou dont on ne parle pas et qui pourtant font que ce tournoi, il est là, il existe, il se déroule, il a lieu. Donc pour nous, c'était vraiment une belle opportunité. Ça a été hyper fluide, enfin tout le monde a joué le jeu !”.
La directrice du tournoi de Roland-Garros depuis fin 2021 n’a pas manqué de surenchérir : “Cela s'est fait très naturellement et je pense que du coup, ce qui ressort des images, c'est qu’effectivement, ce côté ouvert, naturel, il est là et il n’y a pas de jeu là-dedans. C'est nous bruts, avec effectivement des pépins à gérer à certains moments, des joies, des déceptions, du stress, des impondérables qui peuvent expliquer certaines décisions ou certains choix”.
De leur côté, les réalisateurs Yann L'Hénoret et Julien Bossenie ont confié lors de la même conférence de presse : “Roland-Garros est pour nous un terrain de dramaturgie qui est unique. C'est un peu comme si on avait les JO chaque année. Donc derrière, on a voulu montrer ce qui n'a jamais été montré jusque-là. En fait, nos caméras ont commencé là où les caméras des autres médias s'arrêtaient. Ça a été possible parce qu'on avait un dispositif de 5 équipes qui étaient déployées simultanément pendant les 3 semaines du tournoi. Et avec un accès qui était sans précédent aussi bien avec les membres de l'organisation que certains athlètes”.
Le duo a précisé avec fierté : “C'est un peu la marque de fabrique de Quad Lab. On a tous les deux travaillé sur le Tour de France pour Netflix. Le but, c'était là aussi de montrer des récits incarnés, profondément humains. Et c'est ce qu'on a voulu faire avec avec Roland-Garros, l'édition 2025. Tout de suite, on a identifié à l'écriture qu’on voulait donner de la place aussi bien aux visibles qu'aux invisibles, aux superstars comme aux joueurs moins connus”.
Les réalisateurs ont indiqué qu’ils ont dû forcément faire des choix parce qu’ils ne pouvaient pas "montrer tout le monde". Ils ont détaillé : “On a essayé de rendre compte de toutes ces personnes qui travaillent pour l’un des plus grands événements de la planète. On a voulu mettre en place une narration qui soit percutante mais qui reste pertinente. C'est vraiment ce qu'on essaie de faire au sein de Quad Lab. En s'appuyant sur des émotions, sur des moments un peu de tension qu'on aime bien aussi. Parce qu’on sait que les téléspectateurs aiment ces moments de couac, d'imprévu !”.
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Interrogée par Puremedias.com sur les qualités de cette série, Amélie Mauresmo a répondu : “L'authenticité, le fait de montrer le quotidien tel qu'il est de toutes les équipes, de parler du sport aussi quand même, de parler de l'hommage à Rafael Nadal et puis toutes les coulisses quoi !”. Avant de conclure : “Il s'agit d'images qu'on ne voit pas, enfin il y a beaucoup d'images qu'on ne voit pas en principe. Alors il y a toute la partie sport qu’évidemment tout le monde pouvait suivre. Mais là, en plus de ça, à chaque fois c'est collé avec soit des images soit des témoignages qu'on n’avait pas. Donc c'est plutôt cool !”.

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