Un concours rattrapé par les tensions géopolitiques. Pour son édition 2026, l'Eurovision fait face au boycott le plus important de son histoire. Cinq nations emblématiques de la compétition, à savoir l'Espagne, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Islande et la Slovénie– se sont retirées en protestation contre la participation d'Israël, alors que 35 pays restent en lice. Trois d'entre elles ont même décidé de ne carrément pas diffuser la grande finale, retransmise le samedi 16 mai sur France 2. C'est dans ce contexte tendu que plusieurs appels au boycott du programme ont été lancés à travers tout le Vieux Continent, ce qui déplait fortement à Stéphane Bern.
L'animateur se retrouve pour la douzième fois aux commentaires d'une émission chère à son coeur. Le binôme de Camille Cerf "déplore" ce mélange des genres dans les colonnes de "Télé Star" : "Je trouve toujours délicat de mêler les artistes à ces enjeux politiques. Israël participe avec une chaîne publique qui peut être critique envers son gouvernement. À mon sens, il vaut mieux encourager les voies démocratiques". Ce fervent défenseur de l'Europe reste très attaché au concours et aux valeurs qu'il véhicule. "L’Eurovision est un programme suivi par près de 200 millions de personnes ! Il y a un véritable esprit de service public derrière tout ça. C’est un espace de tolérance : on y a vu des artistes transgenres, Conchita Wurst, des cultures très diverses… C’est une scène ouverte, qui autorise toutes les libertés, avec des musiques populaires. Depuis 2015, des stars internationales comme Madonna ou Justin Timberlake y participent", rappelle-t-il.
Quant aux critiques sur l'image "ringarde" du show, Stéphane Bern les balaie d'un argument implacable. "Je ne partage pas du tout cette idée. L’Eurovision, c’est avant tout un symbole très fort. La musique permet de relier les gens, parfois même de réconcilier des nations qui ne se parlaient plus. On l’a vu avec des pays issus de l’ex-Yougoslavie ou encore la Tchéquie et la Slovaquie qui participent aujourd’hui à l’Eurovision. C’est tout sauf dépassé !", conteste le visage du service public.
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Dans la cabine de commentateurs, Stéphane Bern et Camille Cerf encourageront la chanteuse lyrique Monroe, qui défendra les chances tricolores avec "Regarde", "un hymne à l'amour" révélé le 6 mars dernier. La plus jeune candidate à représenter la France a éclaté aux yeux de la délégation en remportant en janvier 2025 la 11e saison de "Prodiges", télé-crochet présenté par Faustine Bollaert sur France 2 dédié aux jeunes virtuoses classiques. Le binôme de commentateurs croit fort en ses chances de victoire, malgré une dégringolade chez les bookmakers. "Je le sens super bien. En plus, Monroe a ce côté très français, mais aussi ce côté très 'show à l’américaine' qui, je pense, est parfait pour l’Eurovision", estimait l'ex-Miss France.

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