Sandrine Bonnaire en colère contre un journaliste de "Sud-Ouest"© PATRICK BERNARD / BESTIMAGE
La confiance entre Sandrine Bonnaire et "Sud Ouest" s'est brisée. Un journaliste du quotidien régional avait contacté à plusieurs reprises la comédienne de 59 ans pour connaître l'avancée de sa plainte contre un Ehpad de Saintes (Charente-Maritime) après le décès de sa mère, placée pendant 3 ans dans cet établissement. Le journal annonçait en exclusivité dans son édition de vendredi que l'enquête pour homicide involontaire avait été classée sans suite. Et ce sans le consentement de l'actrice césarisée, qui souhaitait s'exprimer publiquement sur ce dossier avant que l'information ne sorte dans la presse. C'est ce qu'elle dénonce dans une publication Instagram, partagée ce lundi 26 octobre, avec l'échange de sms à l'appui. Sandrine Bonnaire s'en prend violemment contre l'auteur de cette révélation, l'accusant d'avoir porté atteinte à son "intimité familiale".
"Tel un petit rongeur vous n’avez cessé de fouiner. Avec la petitesse qui vous caractérise, vous avez eu envie de vous gargariser d’un scoop qui n’est hélas que la triste banalité d’un classement sans suite", lui reproche-t-elle, alors qu'elle lui avait clairement demandé de ne pas publier cet article. "Non seulement vous vous êtes arrogé le droit de parler d’un chagrin qui n’est pas le vôtre mais vous avez aussi violé nôtre intimité familiale pour vendre du papier", poursuit la comédienne, comparant le travail du journaliste à celui d'un paparazzi. Elle désapprouve également la "lâcheté" du journaliste, qu'elle n'a pas réussi à joindre depuis la publication de ce papier. "Faire commerce de la douleur d’autrui est, à mes yeux, une bien triste conception du journalisme", déplore Sandrine Bonnaire, qui tire de cette affaire une leçon pour le futur. Se sentant trahie, elle n'accordera désormais plus le moindre entretien à "Sud Ouest".
Fin 2023, Sandrine Bonnaire avait annoncé porter plainte, accusant cet établissement public pour personnes âgées d’avoir négligé le ménage, la fourniture de papier toilette ou encore l’hydratation de sa mère. "C’est la négligence médicale qui a entraîné son décès. (…) Ma mère n’avait aucune maladie, elle avait 84 ans", avait accusé la comédienne dans "Le Parisien", disant prendre la parole "pour que la prise en charge de nos aînés change". L’enquête pénale, ouverte en mars 2024 après cette plainte contre X, avait été confiée à la police judiciaire de La Rochelle. Or, le parquet de Saintes a confirmé les informations de "Sud Ouest" sur le classement sans suite de cette plainte. Le procureur explique que l’expertise médico-légale n’a pas mis en évidence de faute suffisamment caractérisée. "Si l’enquête et notamment le rapport d’expertise médico-légal a pu mettre en lumière certains manquements dans la prise en charge, ces manquements n’ont contribué qu’indirectement au décès de la mère de Mme Bonnaire, notamment au regard de son état de santé préexistant", souligne le magistrat.
