Tristan Jurgensen (Fun Radio) : "Tout cela est une cabale orchestrée par nos concurrents"

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Tristan Jurgensen (Fun Radio) : "Tout cela est une cabale orchestrée par nos concurrents"
Tristan Jurgensen, le patron de Fun Radio
Tristan Jurgensen, le patron de Fun Radio
Le patron de Fun Radio répond sur puremedias.com aux accusations de trucage des audiences radio lancées depuis hier soir par plusieurs de ses concurrents.

"Le plus grand scandale de l'histoire de la radio" pour Jean-Paul Baudecroux. "Tricherie massive, répétée, délibérée et organisée" selon Denis Olivennes. "Un scandale" et "une trahison" à en croire Alain Weill. Interrogés successivement ce matin sur Europe 1, les patrons des groupes Lagardère (Europe 1, Virgin, RFM), NRJ (NRJ, Chérie FM, Rire et chansons, Nostalgie), et NextRadioTV (RMC, BFM Business) n'ont pas eu de mots assez durs contre leur concurrent Fun Radio, propriété du groupe RTL, et l'animateur de sa matinale, Bruno Guillon. Ils accusent ce dernier d'avoir contribué à truquer les derniers sondages radio en lançant à l'antenne de nombreux appels à répondre en faveur de Fun Radio s'ils étaient contactés par Médiamétrie.

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Alors que sa radio est violemment mise en cause depuis hier soir par ses concurrents, le patron de Fun Radio, Tristan Jurgensen monte au front et répond à ses accusateurs dans les colonnes de puremedias.com.

"Des propos mensongers et même diffamatoires"

puremedias.com : Comment réagissez-vous aux attaques extrêmement virulentes de vos trois concurrents sur Europe 1 ce matin ?
Tristan Jurgensen : On est estomaqué par la virulence des propos et le fait qu'ils soient mensongers et même diffamatoires vis-à-vis de la marque Fun Radio et de Bruno Guillon. Il y a un nombre incroyable d'amalgames absolument scandaleux qui ont été faits. Il faut revenir aux faits, au fond des choses selon moi. Ce qui est reproché à Bruno Guillon, c'est d'avoir incité les auditeurs, SES auditeurs par définition puisqu'ils l'écoutaient à ce moment-là, à répondre à des enquêtes de mesures d'audience. Ca, c'est parfaitement autorisé. Ce sont des appels à répondre à Médiamétrie. Cela s'est pratiqué de tous temps par toutes radios.

Des appels à répondre à Médiamétrie ou à voter pour Fun Radio ?
Non, il s 'agit d'incitation à répondre à Médiamétrie. Et puisqu'ils sont à l'écoute de Bruno Guillon, de déclarer qu'ils ont écouté Bruno Guillon, ce qui est tout à fait logique puisqu'ils sont de facto en train d'écouter Fun Radio s'ils entendent Bruno Guillon dire ça. Ce n'est en rien répréhensible ! C'est parfaitement conforme à ce qui a toujours été pratiqué dans la FM depuis 30 ans. C'est un non-sujet.

Ce que font par ailleurs nos concurrents, c'est qu'ils se servent de trois messages isolés entre septembre et janvier dernier où, sur le ton de l'humour - Bruno Guillon fait quand même une émission humoristique pour les jeunes - certains propos ont pu être mal interprétés ou être discutables. Pour ces propos, Médiamétrie nous a passé un simple appel en fin d'année 2015 nous disant : "Il semblerait qu'il y ait eu des propos pas toujours très clairs. Il n'y a aucun problème pour que vous continuiez à inciter vos auditeurs à répondre aux enquêtes Médiamétrie. En revanche, faites bien attention dans la manière de le faire et dites bien à votre animateur de ne pas inciter à faire des déclarations mensongères ou en sa faveur s'ils ne l'ont pas écouté". Nous avons immédiatement transmis le message à Bruno Guillon qui depuis, a toujours été dans les clous.

Trois interventions "borderline" entre septembre 2015 et janvier 2016

Pour être tout à fait clair, les trois propos "maladroits" auxquels vous faites référence sont donc ceux de Bruno Guillon incitant les auditeurs à dire qu'ils écoutent Fun Radio alors que ce n'est pas vrai ?
Premièrement, c'est sur le ton de la blague. Il faut réécouter la séquence dans son intégralité. Le son diffusé ce matin sur Europe 1, au cours d'une séquence complètement à charge d'ailleurs, a été partiellement tronqué et monté, ce qui est honteux ! On peut faire dire ce qu'on veut à quelqu'un avec des sons montés.

Une fois cela dit, ce qui est potentiellement "borderline" en effet, ce sont trois interventions isolées entre septembre 2015 et janvier 2016. Au passage, je peux vous dire que ce n'est pas avec ça que vous construisez une vague d'audience. Ces trois interventions isolées auprès d'auditeurs écoutant Bruno Guillon, leur demandaient notamment de dire à leurs proches de l'écouter. Tout ça est possible. Là où se situe la limite, c'est quand Bruno Guillon a dit "Même si vous nous écoutez pas, dites que vous nous écoutez". Sauf que par définition, si vous ne nous écoutez pas, vous n'avez pas entendu ce message. C'est d'ailleurs la première réponse que nous avions donnée à Médiamétrie après les avoir informés que nous allions mettre en garde notre animateur sur ces propos. Tout ça est donc une tempête dans un verre d'eau.

Alors pourquoi toutes ces attaques ?
C'est une campagne de dénigrement concertée, menée par nos concurrents les plus directs, contre Fun Radio, son animateur vedette et contre toute la mesure d'audience de Médiamétrie. Car de manière sous-jacente, il y a ce procès contre la mesure d'audience, avec en toile de fond, l'idée de bloquer la sortie du sondage du 12 juillet. Les stations ont déjà pris connaissance, via des intermédiaires d'audience, de plus de la moitié de leurs scores. Je ne connais pas les scores de mes concurrents mais on peut se demander s'ils ne sont pas forcément en baisse pour chercher à bloquer une sortie des résultats de la vague avril-juin pour des faits qui remontent au début de la saison. Ils n'ont pas révélé de séquence litigieuse depuis janvier d'ailleurs.

"Nos concurrents directs ne supportent pas la progression de Bruno Guillon"

Jean-Paul Baudecroux parle d'une "centaine de messages constatés par huissier". Que lui répondez vous ?
Je vous le redis, c'est parfaitement calomnieux. Ils font un amalgame entre ce qui est permis et les trois interventions plus discutables pour lesquelles Médiamétrie nous a passé un coup de téléphone.

Il est tout à fait possible de dire sur son antenne : "Votez pour Fun Radio" ?
Bien sûr ! C'est comme ça depuis toujours. Si on fait autant de travail sur l'autopromotion et la labellisation de l'antenne avec nos jingles, c'est pour que les gens se souviennent qu'ils ont écouté Fun Radio. Les animateurs doivent le dire aussi. Les concurrents font exactement pareil.

Oui mais un jingle, c'est différent d'un appel au vote ?
Rien ne vous empêche de faire du militantisme et de dire : "Si vous nous aimez, déclarez-le et votez pour nous. Ca, ce n'est pas du tout répréhensible. C'est juste que si vous le faites mal, vous saoulez vos auditeurs. C'est d'ailleurs pour ça que Bruno le faisait sur un ton humoristique, et sur des moments très courts et irréguliers. Il peut s'écouler trois semaines sans qu'il y ait un seul message à l'antenne. Et quand il en parle, il en parle de manière extrêmement cadrée depuis l'appel de Médiamétrie. Il n'est jamais sorti des clous. Il n'y a pas de sujet. Toutes les radios ont toujours joué sur ces mécaniques-là. Tout cela est cousu de fil blanc. Nos concurrents directs ne supportent pas de voir une progression aussi forte que celle de Bruno Guillon, qui est d'ailleurs bien antérieure à toute cette histoire puisqu'elle a commencé il y a deux ans. Ils font ça parce qu'ils sont en difficulté dans leurs sondages depuis plusieurs vagues consécutives. Tout cela est une cabale orchestrée par nos concurrents.

"On se réserve la possibilité de donner des suites judiciaires à cette affaire"

Pourquoi Médiamétrie ouvre alors une enquête ?
Ca, c'est tout à fait normal de la part de Médiamétrie d'ouvrir une enquête après des attaques aussi virulentes. C'est ce qu'il faut faire dans ces cas-là. Médiamétrie va reprendre les choses posément et avec des éléments concrets pour voir s'il y a eu ou non des incidents. Je suis parfaitement serein là-dessus.

Quid du rapport du CESP, Centre d'étude des supports de publicité, évoqué par vos concurrents ?
Je l'ai eu entre les mains. C'est une honte ! Le CESP fait un rapport dont on a l'impression qu'il a été dicté par nos concurrents de A à Z. Ce qui est écrit ne tient pas la route. Je suis ébahi de voir autant d'inexactitudes dans un rapport du CESP. On se garde d'ailleurs la possibilité de l'attaquer.

Vous êtes prêt à donner des suites judiciaires à cette affaire ?
On se réserve cette possibilité à très brève échéance. On va voir comment les choses évoluent mais on a un très bon dossier et on n'a aucun problème à se défendre. On sera aussi pugnace que nos concurrents qui ont juste joué sur un effet de surprise.

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