Anne Coffinier intervient régulièrement sur CNews.© CNEWS
Visage connu des téléspectateurs de CNews, Anne Coffinier fait l'objet d'une mesure judiciaire. D'après "Le Parisien", cette figure de proue de La Manif pour tous est visée par une composition pénale pour des faits de violence sur l'une de ses collaboratrices. Des faits "pour lesquels elle fera l’objet d’une mesure, qui doit être encore homologuée par le juge", indique-t-on au parquet. Axelle Girard, avec qui elle coopère depuis six ans en tant que bras droit pour ses différentes associations, a dénoncé une relation, débordant du cadre professionnel, qui a fini par dégénérer. "J’ai été manipulée, exploitée par cette femme plus âgée que moi, qui a profité de moi", témoigne la violoniste de 43 ans dans ce dossier. La présumée victime met en avant des coups reçus, notamment aux parties intimes, lors d'un voyage privé à Boulogne-sur-Mer en juillet 2022.
"Elle m’a fait bosser nuit et jour, j’étais sous son emprise, j’essayais juste de survivre", explique Axelle Girard en montrant SMS et mails entre sa "patronne" et elle. "Oui, j’ai peut-être eu des torts, je ne me suis pas laissée faire. C’était ça ou sombrer", souligne dans le quotidien celle qui se rendra à son tour, dans quelques jours au tribunal, pour répondre de harcèlement et diffamation envers Anne Coffinier. "On assiste à un traitement à géométrie variable, car on ne peut pas dissocier les accusations de violences avec celles de harcèlement", regrette son avocate Me Fekom. "Ma cliente indique avoir été victime de violences psychologiques et de manipulation, lesquelles ont malheureusement été classées".
Axelle Girard en a également profité pour engager une procédure aux prud’hommes contre la responsable de l’association "Créer son école" et de la Fondation Kalios. Elle demande des indemnités pour son travail dissimulé au sein de ces organismes. "Cette femme se permet tout, et elle a fait beaucoup de mal à beaucoup de monde", affirme-t-elle.
Anne Coffinier est présentée comme "experte en éducation" sur la chaîne d'info en continu, où elle est régulièrement invitée. Elle se pose en ardente défenseuse de l’école hors contrat, un secteur qui regroupe les établissements scolaires qui n’ont pas signé d’accord avec l’Etat et parfois refusent sa tutelle. Cachant de moins en moins ses affinités avec l'extrême droite, l'une des égéries de la Manif pour Tous avait été lâchée par l'Institut de France, qui hébergeait la Fondation Kairos depuis sa création.
En 2023, la Parisienne, également chroniqueuse au "JDD", s'était déjà retrouvée dans l'oeil de la justice pour une affaire de trafic d'armes à destination de groupuscules d'extrême-droite, comme l'avait révélé "Mediapart". Elle avait été auditionnée au motif d'avoir acheté pour 500 euros une arme à un chef de la bande, un pistolet qu'elle assurait avoir pris "pour se défendre".

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