Visite de Jean-Marie Le Pen à Nice : une journaliste jetée au sol, une autre heurtée
Publié le 13 juin 2014 à 11:59
Deux journalistes ont été blessés lors de la visite de Jean-Marie Le Pen à Nice. Le service d'ordre du Front national est pointé du doigt.
Hier soir, Jean-Marie Le Pen était en déplamcement à Nice Hier soir, Jean-Marie Le Pen était en déplamcement à Nice© Abaca

Rien ne va plus entre Jean-Marie Le Pen et sa fille, Marine. Ce matin, le président d'honneur du Front national a publié une longue lettre sur son site pour exprimer publiquement sa déception suite à la suppression de son blog sur le site officiel du Front national. Cette décision est intervenue après un nouveau dérapage de l'ancien patron du FN, le week-end dernier, au sujet de Patrick Bruel.

Hier, Jean-Marie Le Pen était en visite à Nice, où il a donné une conférence de presse pour évoquer la situation tendue. Et les journalistes étaient logiquement présents en masse pour recueillir les impressions de l'homme politique, aujourd'hui âgé de 85 ans. Mais, face à la mobilisation de la presse, le service de sécurité du Front national s'est semble-t-il montré un peu trop violent.

5 jours d'ITT

Selon Var Matin, deux journalistes ont ainsi été blessées lors de l'arrivée de Jean-Marie Le Pen en voiture, vers 19h. La première, journaliste à Europe 1, affirme avoir été jetée à terre par le service d'ordre, et s'est vue prescrire cinq jours d'interruption temporaire de travail, expliquant souffrir d'une "énorme contracture qui va des cervicales jusqu'en bas". Suite à sa chute, elle affirme avoir été victime d'une crise de tachycardie, sans que les membres du service de sécurité du FN ne se soucie de son sort.

"Lorsque Jean-Marie Le Pen est sorti de sa voiture, on a tendu les micros, et les caméramans se sont approchés, le service d'ordre s'est jeté sur les journalistes avec une violence inouïe, comme dans une mêlée de rugby", a-t-elle expliqué à l'AFP. Autre victime, une journaliste de LCI, qui aurait reçu un coup de coude à la poitrine.

Le FN affirme avoir ouvert une enquête

Interrogée par l'AFP, la direction du Front national affirme avoir "procédé à une enquête", sans que celle-ci permette d'éclaircir la situation. "Les personnes que nous avons interrogées là-bas ont indiqué qu'elles n'avaient pas vu cette bousculade et a fortiori qu'elles n'y avaient pas participé", a déclaré Wallerand de Saint-Just, avocat du parti, à l'AFP.

De son côté, Europe 1 soutient officiellement le dépôt de plainte de sa journaliste, tandis que Jean-Pierre Elkabbach vient de prendre la parole sur Twitter pour lui apporter son soutien. "Je dénonce moi aussi la violence dont a été victime notre amie Brigitte Renaldi, honneur du journalisme qu'elle a toujours si bien défendu", a-t-il écrit.

Par Charles Decant | Rédacteur en chef
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