Année médias : Ce qu'il faut retenir de 2016

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Année médias : Ce qu'il faut retenir de 2016
Les salariés de iTELE lors d'un rassemblement en octobre dernier.
Les salariés de iTELE lors d'un rassemblement en octobre dernier. © Abaca
puremedias.com lance sa machine à remonter le temps et revient sur les 10 temps forts d'une année 2016 très riche en évènements.

Vous avez été congelé le 31 décembre 2015 et venez de vous réveiller sans avoir rien suivi médias 2016 ? Pas de panique ! Alors que l'année 2017 connaît à peine ses premières heures, puremedias.com vous remet à niveau en sélectionnant les 10 actus les plus marquantes de l'année écoulée. Place à la séquence "Hibernatus".

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iTELE : La saignée made in Bolloré

iTELE
iTELE © iTELE

2016 a été marquée par l'une des plus longues grèves au sein d'une entreprise de médias. En octobre 2016, la direction d'iTELE a décidé d'imposer à sa rédaction l'arrivée de Jean-Marc Morandini sur son antenne. C'est peu dire que la venue de l'animateur, mis en examen pour "corruption de mineur aggravée", passe mal au sein de la chaîne info du groupe Canal+.

Vécue comme une énième provocation de la direction après plusieurs mois de tension sociale, elle est le point de départ d'une grève de près d'un mois. Les revendications de la rédaction sont modestes : le retrait de l'antenne de Jean-Marc Morandini, la signature d'une charte garantissant l'indépendance de la rédaction et l'impossibilité pour le patron d'iTELE, Serge Nedjar, d'être dans le même temps le patron de la rédaction. La réponse de la direction sera de conseiller fortement aux journalistes en désaccord de quitter la chaîne contre indemnités.

Capitalisant sur la relative impuissance du CSA dans le dossier et la passivité du gouvernement, la direction d'iTELE sortira gagnante de son bras de fer. Mais à quel prix ! La rédaction d'iTELE est désormais décimée avec une centaine de départ sur les 130 journalistes qu'elle comptait. La chaîne info voit toujours son antenne fortement perturbée et sa relance promise depuis des mois à été une nouvelle fois reportée. Une victoire à la Pyrrhus et un navire sans cap ni équipage.

"Petit Journal" devient gros "Q"

"Quotidien" sur TF1.
"Quotidien" sur TF1. © TF1

C'est le transfert de l'année ! En mai 2016, Yann Barthès a annoncé son départ de Canal+. A 41 ans, l'animateur et producteur a quitté avec armes et bagages une maison où règne désormais en maître Vincent Bolloré. Yann Barthès et ses équipes ont posé leurs valises à TF1, un groupe désormais dirigé par Gilles Pélisson.

Au sein de ce dernier, ils ont lancé dès septembre "Quotidien", une nouvelle émission proche du "Petit Journal" mais plus longue et diffusée en access sur TMC. Très osé, le pari est finalement tenu. En trois mois, "Quotidien" a réuni en moyenne près de 1,2 million de fans, soit 5% de l'ensemble du public, dynamisant au passage l'image de la chaîne TNT du groupe TF1.

Jean-Marc Morandini : Le "Présumé Innocent" fait "Scandales"

Jean-Marc Morandini, Europe 1.
Jean-Marc Morandini, Europe 1.

L'année 2016 aura été celle des déboires pour Jean-Marc Morandini. En juillet, l'animateur multi-médias (Europe 1, NRJ 12, iTELE) est la cible d'une enquête des "Inrocks" qui débouchera sur le dépôt de plusieurs plaintes contre lui pour "harcèlement sexuel et travail dissimulé". Placé en garde à vue, Jean-Marc Morandini est finalement mis en examen en septembre pour "corruption de mineur" et "corruption de mineur aggravée".

Clamant son innocence, l'ancien animateur de "Présumé Innocent" (Direct 8") et "Scandales" (NRJ 12) est mis en retrait de l'antenne d'Europe 1 dès la rentrée mais conserve "Crimes" sur NRJ 12. Annoncée dès le printemps, son arrivée sur iTELE a finalement lieu en octobre avec "Morandini Live", et ce malgré l'opposition de la rédaction.

Après une semaine d'antenne sous le feu nourri des critiques, l'animateur controversé voit son émission s'arrêter alors qu'iTELE s'enfonce dans un long conflit social. Soutenu à bout de bras par la direction de Canal+, son retour sur l'antenne d'iTELE est annoncé immédiatement. La direction a précisé à l'époque qu'il aura lieu dès la fin de la grève. Depuis, plus rien, bien que cette dernière ait cessé depuis plus d'un mois.

Après-midis de France 2 cherchent téléspectateurs

Les nouveaux après-midi de France 2.
Les nouveaux après-midi de France 2. © GUYON Nathalie - FTV

C'était le gros chantier de France 2 en 2016. En septembre, le navire amiral du service public a décidé de relancer ses après-midi, à la peine depuis plusieurs mois. Pour ce faire, France 2 et son patron de l'époque, Vincent Meslet, ont décidé de tout casser. Exit "Toute une histoire" ou encore "Comment ça va bien ?" et place à de nouveaux concepts portés par Frédéric Lopez, Stéphane Bern, Amanda Scott et Thomas Thouroude.

Lancés simultanément en septembre, les quatre nouveaux programmes peinent à trouver leur public. Si "Milles et une vies" (Lopez) et "Visites privées" (Bern) évitent la catastrophe tout en ne brillant pas, "Amanda" et "AcTualiTy" enregistrent de faibles scores. A tel point que la chaîne désormais dirigée par Caroline Got planche déjà sur de nouveaux projets. "Amanda" sera ainsi arrêtée dès le mois de janvier. "AcTualiTy" a pour sa part vu son bail prolongé jusqu'en mars mais son avenir reste incertain.

RIP l'access de Canal+

Cyrille Eldin, Canal+.
Cyrille Eldin, Canal+. © Canal+

Incontournable dans le PAF il y a encore quelques années, l'access de Canal+ n'a récemment cessé de perdre du terrain saison après saison. En 2016, il aura atteint son plus bas à l'image du "Grand Journal", désormais emmené par Victor Robert. Le journaliste n'a pas été aidé par la stratégie pour le moins changeante de sa direction. Celle-ci a ainsi décidé de programmer en septembre un access à moitié crypté passant en clair au milieu des "Guignols". Face à l'échec de cette formule, les dirigeants de Canal sont rapidement revenus à un access tout en clair. Entre temps, ce dernier avait déjà perdu la plupart de ses fidèles.

Canal+ n'a pas non plus pu capitaliser sur le lancement du "Petit Journal" version Cyrille Eldin ou sur la nouvelle émission de Mouloud Achour baptisée "Le Gros Journal", les deux programmes n'ayant pour l'instant pas convaincu les téléspectateurs. Quant aux "Guignols", diffusés en crypté la saison dernière, puis en mi-clair à la rentrée, avant de basculer tout en clair quelques semaines plus tard, ils ont eux aussi perdu la plupart de leurs fans alors qu'ils constituaient historiquement l'un des points forts de l'access de la chaîne cryptée...

Cyril Hanouna, ce n'est plus "que de la télé"

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"Touche pas à mon poste"

Polémiques à gogo pour Cyril Hanouna en cette année 2016. L'animateur vedette de C8 n'a cessé bon gré mal gré d'être épinglé en 2016 pour des séquences jugées choquantes par nombre de téléspectateurs. Le comportement de Cyril Hanouna sera par exemple vertement critiqué par Bruno Donnet dès février 2016 après que l'animateur eut demandé à ce qu'on verse des nouilles dans le slip de Matthieu Delormeau durant un numéro de "Touche pas à mon poste". Le CSA se fendra d'un courrier à C8 suite à cette séquence. Et ce n'était qu'un début.

Matthieu Delormeau sera de nouveau au coeur de deux autres séquences ayant fait couler beaucoup d'encre. Dans l'une, il se fera traiter de "bouffon" par Cyril Hanouna. Dans l'autre, il sera victime d'une caméra cachée dont il n'apprendra l'existence que le lendemain de son tournage. Jean-Michel Maire sera aussi à l'origine d'une séquence polémique après avoir embrassé le sein d'une jeune femme sans son accord. Last but not least, Cyril Hanouna sera épinglé pour une séquence au cours de laquelle il fait toucher son sexe à une chroniqueuse à son insu. Plus que jamais soutenu par ses chroniqueurs et ses fans, l'animateur de C8 est désormais dans le collimateur du CSA qui a ouvert deux procédures de sanction à son encontre en quelques semaines.

SFR Medias : Le tuyauteur Drahi a toujours aussi faim de contenus

Patrick Drahi, patron de SFR.
Patrick Drahi, patron de SFR. © Abaca

Patrick Drahi a toujours aussi faim. Après avoir fait une entrée très remarquée dans le monde des contenus en chipant les droits de la Premier League puis en s'associant à NextRadioTV (BFMTV, RMC), le très discret homme d'affaires a cette année consolidé son empire dans les médias. Il a ainsi réorganisé ses activités en juillet autour de la marque SFR Médias. Cette dernière regroupe désormais trois pôles : SFR Presse ("Libération", "L'Express" ...), SFR RadioTV (BFMTV, RMC Découverte ou RMC) et SFR Sport. Ce dernier pôle regroupe ainsi RMC Sport et BFM Sport mais aussi cinq nouvelles chaînes SFR Sport lancées en 2016.

Et LCI fut en clair

Plateau de LCI
Plateau de LCI © LCI / CHRISTOPHE CHEVALIN

Après de longs mois de bataille, LCI a débarqué en clair en avril dernier. Dans un premier temps, la chaîne info du groupe TF1 a continué de diffuser ses programmes habituels. La concrétisation de ses nouvelles ambitions éditoriales est intervenue en septembre avec un nouveau plateau et l'arrivée de nouveaux animateurs : François-Xavier Ménage pour sa matinale et Yves Calvi pour son access. Malgré un canal 26 pénalisant, la chaîne info est malgré tout parvenue à grappiller déjà quelques dixième de point de part d'audience. Il faut dire qu'elle a notamment pu profiter de la déconfiture d'iTELE, plombée par une longue grève d'un mois et par le départ de la quasi totalité de sa rédaction. 2017 sera à n'en point douter une année charnière pour LCI.

Karine Le Marchand : Quand la politique devient définitivement intime

Karine Le Marchand
Karine Le Marchand © B. Decoin / M6

Pas supplémentaire vers la "peopolitique" ou renouvellement d'un genre à bout de souffle, la dernière émission de Karine Le Marchand aura fait couler beaucoup d'encre en cette année 2016. Baptisée "Ambition intime", cette dernière proposait une interview intimiste de plusieurs responsables politiques dans un lieu cosy. Décriée ou célébrée, l'émission aura en tout cas réussi son pari du côté des audiences en réunissant pour sa première en prime sur M6 plus de 3,1 millions de téléspectateurs (13,6% du public) en octobre. Ils seront 2,7 millions de citoyens (11,4% de PDA) pour le deuxième numéros. Avant d'autres ?

Les primaires confirment leur succès cathodique

"Le grand débat de la primaire"
"Le grand débat de la primaire" © Christophe RUSSEIL/FTV

2016 aura été marquée par la tenue, pour la deuxième fois en France, d'une primaire. Baptisée "primaire de la droite et du centre", cette désignation du candidat à la présidentielle aura donné lieu à pas moins de trois débats avant le premier tour sur des chaînes différentes. Au final, un succès d'audience certain sur l'ensemble des antennes avec un pic pour le premier débat sur TF1 qui a réuni 5,6 millions de téléspectateurs, soit 26,3% de part d'audience.

Le débat d'entre-deux-tours entre Alain Juppé et François Fillon sera pour sa part suivi par 8,5 millions de citoyens sur TF1 et France 2. Après les bons résultats enregistrés en 2011 lors de la primaire de la gauche, l'exercice politique confirme ainsi son attrait. Les téléspectateurs pourront d'ailleurs renouveler très bientôt l'expérience avec l'organisation de la primaire de la gauche.

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