Que s'est-il passé le vendredi 24 juillet devant l'hôpital privé Wallerstein, à Arès en Gironde ? Alors que le département, et plus précisément la presqu'île du Cap-Ferret, était touché par des incendies monstres qui sont à ce jour toujours actifs, plusieurs journalistes avaient été dépêchés dans la région pour couvrir cette actualité dramatique. Parmi eux, Jean-Wilfrid Forquès. Le journaliste de BFMTV se trouvait vendredi devant ce fameux hôpital pour raconter son opération d'évacuation. Sur place, son caméraman et lui avaient été évincés par un homme menaçant, qu'ils avaient alors identifié comme un agent de sécurité. Le reporter, qui avait assuré à l'homme qu'ils n'allaient pas gêner les opérations de secours, avait alors été frappé par son interlocuteur. "Je me suis senti humilié alors que je ne faisais que mon travail", avait-il confié à "TVMag", ajoutant avoir décidé de porter plainte.
"TV Mag", qui avait dévoilé l'agression de Jean-Wilfrid Forquès, relate ce mardi 28 juillet le témoignage d'un autre journaliste, cette fois-ci envoyé par France 3 Bordeaux. Le vendredi 24 juillet, Guillaume Decaix avait lui aussi souhaité filmer l'évacuation de l'hôpital privé d'Arès, quelques minutes après son confrère de BFMTV, et a vécu une situation très similaire. "Un homme nous arrête, ma collègue et moi, et nous informe que ce n’est pas possible de rester là, qu’il faut dégager puisque des ambulances sont attendues pour évacuer les blessés. Nous lui répondons : 'Pas de souci, on va se mettre sur le côté, on ne gênera pas', raconte-t-il. Le mec s’est tout de suite montré très buté. Ce qui était vraiment frappant, c’est qu’on ne pouvait pas lui parler". Guillaume Decaix décide, malgré la situation, de poursuivre son reportage. Sa cadreuse filme alors le comportement du supposé agent de sécurité de l'établissement hospitalier, qui se montre de plus en plus menaçant : "Est-ce qu’il faut que je fasse quelque chose de violent ou est-ce que je vous demande de partir gentiment, comme avec les autres journalistes ?", leur aurait-il lancé, avant d'ajouter : "Je vais vous défoncer la tête".
Guillaume Decaix et sa cadreuse décident de quitter les lieux. En apprenant l'agression vécue par Jean-Wilfrid Forquès, le reporter le contacte et s'aperçoit qu'ils ont sans doute eu affaire au même individu, qui ne serait en réalité pas un agent de sécurité. Le journaliste n'a pas précisé s'il comptait porter plainte comme son confrère de BFMTV, soutenu dans cette démarche par sa direction. "Un journaliste BFMTV a été agressé durant une mission en Aquitaine pour couvrir les incendies. Le groupe RMC BFM condamne fermement toute forme de violences entravant le travail des journalistes et engage les poursuites judiciaires appropriées. Soutien sans faille aux équipes", avait indiqué vendredi la chaîne sur ses réseaux sociaux.