Lundi 19 janvier, c'était le Blue Monday, à savoir, supposément, le jour le plus déprimant de l'année. Une date désignée en 2005 à la suite de la campagne publicitaire d'une chaîne de télévision britannique, et qui est depuis chaque année évoquée dans les médias. Cela a donc logiquement été le cas dans "C à vous, la suite", sur France 5, ce lundi. Dans sa chronique "L'ABC de Bertrand Chameroy", le chroniqueur s'est amusé de toutes les références, sur les chaînes télé et à la radio, à ce fameux jour le plus déprimant de l'année. Et en a profité pour pointer du doigt un de ses confrères.
Après avoir diffusé quelques images des références au Blue Monday dans les JT de ce lundi 19 janvier, Bertrand Chameroy enchaîne : "Ça commence quand même à faire un paquet d'années qu'on sait que c'est faux, et que ce Blue Monday est une invention commerciale. Ça fait 9 piges qu'on dit que c'est faux, pourquoi on continue à en parler encore ? Et bien pour une bonne raison : parce que ça permet à certains de faire de ce jour le plus déprimant de l'année, le jour le moins travaillé du monde". Une petite tirade suivie d'un montage du chroniqueur de RTL Florian Gazan, proposant sa chronique sur le jour le plus déprimant de l'année ce 19 janvier 2026... adossée à sa chronique, le même jour, en 2023. Un texte absolument identique, au mot près, comme l'a montré le montage qui superposait les deux pistes audios. "Pookie !" (comprendre : "balance !"), a lancé avec humour Anne-Elisabeth Lemoine à Bertrand Chameroy en retour plateau, avant que celui-ci ne réponde un "oui" amusé. "Ce qui est bien, c'est que ça tu peux le recaser l'an prochain", a rebondi Patrick Cohen.
Ce n'est pas la première fois que ce cas de figure se produit à l'antenne. En 2017, le journaliste Philippe Vandel avait été épinglé par "Quotidien" pour la réutilisation, sur Europe 1, de chroniques qu'il avait tenu plusieurs années plus tôt sur Franceinfo. Après avoir dans un premier temps dit qu'il assumait de piocher dans son ancien stock de chroniques, il avait assuré qu'il ferait à l'avenir plus attention. "Je n'ai pas assez différencié les 'Pourquoi ?' sur Europe 1, d'autant que je m'impose une contrainte supplémentaire avec les 'Pourquoi de l'actu ?'", avait-il expliqué quelques semaines plus tard dans "Le Parisien". "Ce n'est pas une solution de facilité. Je n'ai pas vu le problème et je n'ai essayé de gruger personne. Je serai désormais vigilant", avait-il alors assuré.

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