Delphine Ernotte assume ses propos sur CNews. Au cœur d'un bras de fer avec le canal appartenant au groupe Bolloré, qu'elle a qualifiée de "chaîne d'opinion d'extrême droite", la présidente de France Télévisions a maintenu sa position sur RTL, le vendredi 26 septembre. "En France, il se trouve qu'on a une presse d'opinion et je trouve ça très bien. Il y a des journaux de gauche, il y a des journaux de droite, voilà. Il se trouve que je considère, et je ne suis pas la seule, que CNews est une chaîne d'opinion. Est-ce que ça me pose problème ? Ça ne me pose pas de problème. Je dis juste qu'il ne faut pas avancer masqué. C'est tout", a avancé la dirigeante du groupe audiovisuel au micro de Marc-Olivier Fogiel.
Convié sur le plateau du "Buzz TV" afin de promouvoir la chaîne YouTube "Press Room", dont il est le parrain, Harry Roselmack a été invité à réagir à ce conflit entre le service public et la galaxie médiatique de Vincent Bolloré. L'ex-présentateur du "20 Heures" de TF1, désormais aux commandes de "Sept à huit", connaît bien CNews pour y avoir effectué ses armes entre l'été 2005 et celui de 2006. Pour lui, son ancienne maison a évolué en même temps que la société. "On est aujourd’hui dans une société d’opinion, beaucoup plus que dans une société d’information factuelle. Et les médias, ils accompagnent. Et de fait, oui, CNews est aujourd’hui un média d’opinion qui se revendique", assure-t-il au sujet de la ligne éditoriale de la concurrente de BFMTV.
Harry Roselmack a poursuivi en affirmant que la voie choisie par CNews était légitime du fait qu'elle était pleinement assumée. "Je ne parlerai pas à leur place, mais en tout cas, ils ne s’en cachent pas. Je n’ai pas l’impression qu’ils renient quoi que ce soit de leur ligne. Et pour moi, ce n’est pas un problème en soi, à partir du moment où c’est assumé et où donc il y a une grille de lecture. Quand vous regardez CNews, vous savez quels médias vous regardez et quelle est leur grille de lecture des faits de société, de l’actualité", explique le journaliste.
En tant qu'ancien présentateur de JT, l'habitué de ce rendez-vous institutionnel a également été interrogé sur le malaise suscité par une question intime de Léa Salamé à Marion Cotillard pendant son "20 Heures". Sans remettre en doute les compétences de sa consoeur, il a assuré que le moment comme le lieu étaient malvenus dans cet exercice codifié. "Non je ne l’aurais pas fait. Ce n’est pas le lieu pour ce genre de question ou de confession de l’invité. Quel que soit le talent du présentateur, le JT est un exercice particulier qui contraint celui ou celle qui l’incarne. L’attente des téléspectateurs n’est pas de savoir si Marion Cotillard va bien mais quelle est son actualité", estime-t-il.

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