Entre TF1 et Harry Roselmack, c'est une histoire qui dure. Si le visage de "Sept à huit" depuis maintenant près de 20 ans multiplie les projets à côté (il parraine et a participé à "Press Room" un nouveau média sur YouTube), il reste fidèle à la chaîne qui a fait exploser sa carrière à l'été 2006, lorsqu'il est propulsé au "20 Heures" en tant que joker de Patrick Poivre d'Arvor, puis de Laurence Ferrari. Un poste qu'il occupera pendant 5 ans, avant de décider d'abandonner cette casquette pour se concentrer sur "Sept à huit" et "Harry Roselmack en immersion", une émission de reportages qu'il a incarnée entre 2009 et 2015.
Mais cette proposition de présenter l'un des journaux les plus regardés de France n'est pas la première que le groupe TF1 lui fait, comme il l'a confié à Puremédias. En 2000, alors qu'il travaillait à l'époque en radio au sein de la rédaction de France Bleu Melun, il tombe sur une annonce d'emploi : "Recherche jeune journaliste originaire de l'Outre-mer pour nouvelle chaîne d'Outre-mer. Je postule puisqu'à l'époque, je n'étais pas titulaire à Radio France", raconte Harry Roselmack à notre micro.
Le journaliste se rend rapidement compte que cette petite annonce concernait en fait le service météo de TF1. "Je fais la formation avec Évelyne Dhéliat, tout se passe super bien donc ils veulent me prendre", poursuit le journaliste. Mais lorsque Robert Namias, le directeur de l'information à l'époque, lui fait la proposition, il accepte à une seule condition : continuer à faire de l'information. "Comme la météo, c'était à mi-temps, je lui avais demandé de me trouver un poste à LCI en tant que reporter ou présentateur car c'était ma vocation, ce que je voulais faire. Mais Jean-Claude Dassier, le directeur de LCI à l'époque, refuse", se souvient le présentateur de "Sept à huit", qui a donc décliné à son tour.
"Je refuse alors qu'on m'avait vendu la popularité due à l'exposition qui va avec et un salaire plus sympathique que ce que j'avais à l'époque (rires). Je refuse parce que je pressens que si je rentre dans ce rôle de présentateur météo, je vais m'enfermer et je n'en sortirai pas", explique-t-il. "Et j'ai bien fait puisque je suis retourné à Radio France et 6 ans après, on me fait la proposition du '20 Heures' de TF1", conclut Harry Roselmack, persuadé qu'il n'aurait jamais eu cette opportunité s'il avait accepté l'offre au service météo 6 ans auparavant.
Philosophe, le journaliste de 52 ans en profite pour faire passer un message sur ceux qui pourraient être tentés de dévier de leur objectif : "Restez focus sur ce que vous voulez faire, ne vous laissez pas détourner par des propositions qui peuvent être alléchantes à certains égards mais qui vous détourneraient de votre but, de votre passion, de ce que vous avez vraiment envie de faire".

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