Le 28 septembre dernier, un nouveau média digital a vu le jour : "Press Room". Créé par la journaliste et réalisatrice Esther, "Press Room" a pris la forme d'une chaîne Youtube. Dans chaque épisode, la fondatrice reçoit un invité, un journaliste de terrain ou un grand reporter, qui vient raconter les coulisses de sa plus grande enquête. Parmi les premiers invités figurent par exemple Laurent Richard, récompensé par un Emmy Awards pour son enquête sur le logiciel espion Pegasus, Patrick Chauvel, photoreporter de guerre depuis le Vietnam, ou encore Alexandra Jousset, qui a révélé
au public français l'influence trouble du groupe paramilitaire Wagner.
Et pour parrainer cette nouvelle chaîne Youtube, Esther a fait appel à Harry Roselmack. Ancien joker du "20 Heures" de TF1, visage de "Sept à huit" depuis maintenant 19 saisons, le journaliste a lui aussi été sur le terrain comme il l'a rappelé auprès de Puremédias dans la vidéo ci-dessus. "Il faut savoir que beaucoup de personnes qui sont à l'antenne, qui ne sont plus reporters aujourd'hui, l'ont été. Anne-Claire Coudray par exemple, a longtemps été grand reporter. Moi-même, j'ai fait beaucoup de terrain à une époque où j'incarnais une émission qui s'appelait 'En immersion'", une émission qu'il a incarnée en 2e partie de soirée sur TF1 entre 2009 et 2015 et dans laquelle il allait à la rencontre de soldats français en Afghanistan, de fondamentalistes musulmans ou encore de détenus et surveillants d'une maison d'arrêt.
Harry Roselmack sera d'ailleurs prochainement l'invité d'Esther dans "Press Room". S'il a souhaité parrainer ce nouveau média, c'est avant tout pour "montrer que l'information, c'est de l'engagement". "On peut avoir l'impression aujourd'hui que l'information c'est facile, parce que c'est de plus en plus facile pour de plus en plus de gens, de parler à une audience et de dire des choses, qu'on peut qualifier parfois d'information. Mais à la base, le métier de journaliste, et la raison pour laquelle beaucoup de journalistes s'engagent, c'est pour aller sur le terrain, se confronter à la réalité, observer cette réalité, la rapporter avec des méthodes, avec une éthique, avec parfois un engagement qui est aussi moral", rappelle l'ancien joker du "20 Heures" de TF1. "Ce sont des gens qui font des sacrifices dans leur vie privée, qui prennent des risques, qui mettent parfois leur vie en danger pour aller chercher l'information, donc cette information a une vraie valeur, il ne faut pas l'oublier. Le but de 'Press Room', c'est de donner la parole à ces reporters-là, qui en plus vivent des aventures incroyables, qu'ils racontent à leur famille, à leurs proches, mais que le public ne connaît pas", poursuit le journaliste.
Mais c'est aussi une façon de défendre une profession de plus en plus prise pour cible et victime d'une défiance croissante. Selon le dernier baromètre La Croix/Verian/La Poste sur la confiance des Français dans les médias publié en janvier dernier, 62% des personnes interrogées considèrent qu'il faut "se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d'actualité". C'est cinq points de plus par rapport au baromètre de 2023. "C'est très important, dans l'époque où l'opinion et l'émotion ont pris le pas sur le factuel, sur les faits, que de rappeler que le plus important et ce qui peut nous mettre d'accord, ce ne sont pas les opinions ce sont les faits, c'est la réalité. Et ce réel, c'est ce à quoi sont confrontés les journalistes de terrain. C'est ce point d'ancrage qui peut recréer du lien, qui peut refaire un peu de commun dans un monde où il y a de plus en plus de différences, de divergences, et je pense qu'il est important de le mettre en avant par les temps qui courent", conclut Harry Roselmack.

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