Pierre Niney, Gilles Lellouche et maintenant Jean Dujardin. Tous les trois cités dans le dossier de "Télérama" consacré au manque de renouvellement des têtes d'affiche dans le cinéma français, les trois acteurs ont laissé parler leur dépit contre le magazine culturel. L'hebdomadaire avait en effet titré son édition du 28 février "Où sont les nouvelles têtes ?" en dénonçant une industrie faisant tourner toujours les mêmes visages. Dans la description, le titre de presse développait sa position : "Le réflexe consistant à faire graviter le septième art autour d'une vingtaine de stars sursollicitées s'est aggravé. Circulant entre films d'auteur, comédies populaires et séries télé, ces astres polyvalents semblent doués d'ubiquité".
Invité à réagir à cette couverture par Audrey Crespo-Mara dans son podcast disponible sur TF1+, Jean Dujardin la trouve "illégitime". "C'est un coup de pub pour exister", commente le comédien actuellement à l'affiche du biopic "Les Rayons et les Ombres". "Elle est assez malhonnête. S'ils cherchent bien, il y en a des acteurs et actrices, des réalisateurs et réalisatrices qui débarquent", ajoute celui qui ne s'est plus retrouvé sous le feu des projecteurs depuis deux ans et le long-métrage de science-fiction "L'homme qui rétrécit". Le grand copain du regretté Bruno Salomone prend en exemple son cas personnel, révélant avoir proposé un jeune talent, Nastya Golubeva, à "Télérama", partenaire du film dont il défend la promotion.
Pour lui, ce parti-pris n'a qu'un objectif mercantile, encore plus lorsqu'on se penche sur la dernière cérémonie des César, fertile en révélations. "C'est pour ça qu'elle est d'autant plus malhonnête, parce que franchement faîtes votre travail, quoi !", s'emporte Jean Dujardin, vexée sur le fond comme sur la forme de cette Une, présentant des silhouettes coiffées de masques à l'effigie de ces acteurs et actrices omniprésents. "Vous avez une couverture, allez-y, mettez des vraies têtes. Elle est con votre couverture, pardon".
Quelques jours avant lui, son complice de toujours, Gilles Lellouche, avait poussé le même coup de gueule sur le plateau de "C à vous" (à découvrir dans la vidéo en tête d'article). "Je ne l'ai pas mal vécue, j'ai trouvé qu'ils étaient complètement à côté de la plaque !", avait-il souligné au sujet de nos confrères, revenant sur le cas de l'un des derniers cartons au box-office, qu'il a réalisé. "Il y avait deux figures émergentes à l'affiche de 'L'amour ouf', deux adolescents que personne ne connaissait pendant une heure et demi quand même", a argué, en faisant référence à Malik Frikah et Mallory Wanecque. "Et puis moi en moyenne, je fais un film par an. Il y en a 250 qui sont faits en France, donc ça fait 249 sans moi. A priori on peut passer entre les mailles du filet."
Le même argument a été soulevé par Pierre Niney, sujet d'un montage de l'hebdomadaire sur ses réseaux sociaux, pas à son goût. "Plot Twist : j'ai tourné dans deux films en trois ans", avait rectifié sur Instagram le héros du "Comte de Monte Cristo" (juin 2024) et de "Gourou" (janvier 2026).

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