Le CSA interdit la diffusion du dîner avec Tristane Banon sur Paris Première

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Le CSA interdit la diffusion du dîner avec Tristane Banon sur Paris Première
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DR © Tristane Banon, en 2007.
Paris Première avait programmé la rediffusion mercredi du dîner avec Thierry Ardisson où Tristane Banon se confiait à propos de Dominique Strauss-Kahn.

Ceux qui l'avaient raté ne pourront pas voir mercredi soir sur Paris Première le dîner de Thierry Ardisson où Tristane Banon se confiait en 2007 à propos de Dominique Strauss-Kahn. C'est le CSA qui l'annonce sur son compte Twitter : « Le CSA refuse la reprogrammation de l'émission "93 Fbg St Honoré", avec T.Banon sur Paris Première ».

La chaîne avait annoncé hier sa rediffusion exceptionnelle par communiqué de presse. Une déprogrammation de dernière minute qui devait donc obtenir l'aval du CSA. Car quand celle-ci intervient moins de 14 jours avant la diffusion, l'instance doit dire si elle répond à l'une des sept raisons prévues à cet effet : évènement nouveau lié à l'actualité ; exigences liées aux évènements sportifs ; problème lié au droit moral des auteurs ; décision de justice ou incident technique ; intérêt manifeste pour le public décidé après concertation entre les chaînes concernées ou contre performance d'audience.

La récente plainte de Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn ne relève donc pas, aux yeux des Sages du CSA « d’un évènement nouveau lié à l’actualité justifiant une déprogrammation exceptionnelle ». « La chaîne prend acte de cette décision » se contente de commenter Paris Première dans un communiqué. Qui annonce aussitôt la programmation du dîner avec Tristane Banon le 27 juillet à 22h35. Cette décision du CSA est une première pour une chaîne payante. En raison de l'actualité, a-t-elle été motivée par une autre raison ? « On ne commente pas les décisions du CSA » se contente-t-on de nous répondre.

Les confessions de Banon



Dans cette émission, la journaliste et romancière Tristane Banon, invitée le 13 février 2007 du dîner de Thierry Ardisson, parle pour la première fois de ce dont elle accuse aujourd'hui Dominique Strauss-Kahn, une tentative de viol. A l'époque, le nom de l'ex-patron du FMI est bippé au montage.

Ces images étaient ressorties sur Internet au moment de la première affaire DSK au FMI avec Piroska Nagy, en 2008. Puis elles trouveront le chemin du Web une nouvelle fois quelques jours après l'autre affaire dans laquelle est empêtré le socialiste, celle du Sofitel. Cette courte séquence, mise en ligne sur les plateformes de vidéos, accréditera notamment la thèse du « Tout le monde savait », défendue par une partie de la classe médiatique. Car en 2008 étaient témoins de ces confessions personnalités et journalistes politiques : Roger Hanin, Jean-Michel Aphatie, Claude Askolovitch, Thierry Saussez, Jacques Séguéla, Gérald Dahan et Hedwige Chevrillon.

Ces images de Tristane Banon, illustre inconnue à l'époque, toutes les chaînes se les arrachent depuis les débuts de l'affaire new-yorkaise de Dominique Strauss-Khan. Le droit de citation étant passé, les chaînes doivent les acheter. C'est l'émission 66 minutes sur M6 (grande soeur de Paris Première) qui en décroche la première exclusivité en mai dernier. A chaque utilisation, les chaînes doivent passer à la caisse et payer des droits à Télé Paris, la société de production de l'émission. «  Au prix d'une archive classique » nous indique-t-on. Sur cette séquence, on voit Tristane Banon expliquer : « Moi c'est avec (bip) que cela s'est mal passé, le chimpanzé en rut (...) A l'Assemblée Nationale, il n'y a plus aucune nana qui veut s'occuper de son bureau (...) Il suffit de voir, il a une secrétaire qui doit avoir 60 ans, limite obèse ». Mercredi soir sur Paris Première, « le nom sera toujours bippé, explique la chaîne, il s'agit de la même version diffusée en 2007 ».

"Je lui avais parlé du mot viol"



Devant des convives visiblement peu surpris, Tristane Banon poursuit son récit : « C'était pour mon livre (...) il m'a rappelée, m'a donné une adresse (...) je suis arrivée, c'était un appartement vide avec une télévision, un magnétoscope, un lit au fond (...) il a gentiment fermé la porte, j'ai posé le magnétophone tout de suite pou enregistrer, il a voulu que je lui tienne la main pour répondre (...) Cela s'est très mal fini, on a fini par se battre, j'ai donné des coups de pied, il a dégraffé mon soutien gorge, essayé d'ouvrir mon jean, ça a très mal fini. (...) Je lui avais parlé du mot viol pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait plus peur que ça et après il n'a pas arrêté ».

Claude Askolovitch lui demande alors pourquoi elle n'a pas porté plainte. Tristane Banon répond : « Je suis allée très loin, j'ai constitué un dossier, je suis allé voir un avocat qui avait une pile comme ça sur le sujet et je n'ai pas osé aller jusqu'au bout. Je ne voulais pas être jusqu'à la fin de mes jours la fille qui a eu un problème avec un homme politique ». Cette séquence télé sera probablement une pièce à conviction versée au dossier d'instruction dans le cadre de la plainte déposée par Tristane Banon pour tentative de viol.

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