Droit voisin : Google refuse de payer les médias pour des extraits d'article

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Droit voisin : Google refuse de payer les médias pour des extraits d'article
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Google © Abaca
La Parlement français a adopté en juillet dernier la transposition de la mesure de la directive européenne sur le droit d'auteur.

Le moteur de recherche fait de la résistance. Ce mercredi, via une déclaration sur son blog officiel, Google France a fait savoir qu'il changera ses règles d'affichage de ses services, dont Google Actualités, en réponse à l'adoption du droit voisin en France. Ainsi, par défaut, le site ne proposera plus d'extraits d'articles ou de photos miniatures dans son agrégateur de contenus, sauf si les éditeurs en donnent leur autorisation. Toutefois, le moteur de recherche maintiendra les titres et les liens hypertextes.

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Le droit voisin entrera en vigueur fin octobre

Le 24 juillet dernier, le Parlement français a voté pour la transposition du droit voisin, l'un des articles de la directive européenne sur le droit d'auteur. Ce droit prévoit que les plateformes telles que Google Actualités et Facebook devront mieux rémunérer les médias dont ils utilisent les contenus. Les Etats membres doivent transposer dans leur droit national la réforme européenne dans les deux années après la publication au journal officiel de l'Union européenne, soit désormais jusqu'au 17 avril 2021. La loi adoptée en France exclut toutefois "les actes d'hyperlien ainsi que les mots isolés et les très courts extraits d'une publication de presse" du champ de la protection du droit voisin. La durée de ce droit a été fixée à deux ans, conformément à la directive européenne.

En France, la loi sur le droit voisin entrera en vigueur à la fin octobre. C'est à ce moment-là que Google appliquera son nouveau mode d'affichage dans ses services. "Nous n'afficherons plus d'aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l'éditeur a fait les démarches pour nous indiquer que c'est son souhait. Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google", indique dans le blog officiel Richard Gingras, vice-président de l'information, au sein de la société américaine. Ainsi, si les médias souhaitent maintenir le mode d'affichage actuel, ils devront accepter de ne pas être rémunérés par Google. "Les éditeurs du monde entier peuvent ainsi utiliser ces nouveaux réglages afin de choisir le type d'aperçu le mieux adapté pour attirer les internautes vers leur site", ajoute le dirigeant de Google.

"Pas l'intention de payer une licence pour la reprise d'un extrait"

Selon l'entreprise américaine, la directive permet aux éditeurs de lui accorder le droit de reprendre leurs contenus gratuitement. Ainsi, Google lancera une nouvelle interface aux médias afin qu'ils puissent choisir "comment leur contenu apparaît sur Google Actualités", c'est-à-dire la longueur de l'extrait ou l'inclusion d'un extrait ou d'une photo. "Nous n'avons pas l'intention de payer une licence pour la reprise d'un extrait d'un contenu", souligne Richard Gingras, rappelant que son entreprise apporte déjà "beaucoup de valeur" aux médias, en dirigeant notamment des clics d'internautes vers leurs sites.

Ce mercredi, le ministre de la Culture Franck Riester a réagi à cette annonce de Google : "J'ai rencontré le patron de Google Actualités ce matin. Je lui ai fait passer un message très fort sur la nécessité de bâtir, avec les éditeurs et les agences de presse et les journalistes, des partenariats gagnant-gagnant. La réponse qu'il m'a apportée est une fin de non-recevoir. C'est inacceptable". Il a reconnu que "ce combat est très complexe et très difficile" : "ces géants sont très puissants."

commentaires
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Pfff

Vous plaisantez ? Ils vendent les donnes qu'ils collectent



LeMoi

Il n’y a aucune pub sur Google News



Emrata.

C’est la meme chose que pour le chauffeur de taxi qui gagne de l’argent en amenant les clients au restaurant.

Et en quoi les éditeurs ne peuvent pas vendre de pubs ? Ça n’a aucun rapport. Et le trafic par Google leur permet d’afficher plus de pub (encore une fois, les sites sont conçus pour être bien référencés).

Et pour les chiffres, Google News représente en moyenne 30% du trafic d’un site d’actualité. Et donc 30% de ses revenus.



Pfff

Je crois que vous etes dans une analyse assez loin de la réalité, sans vouloir vous froisser. Google apporte une partie des clics, oui bien sur, mais on est très loin de la totalité (à moins que vous ayez des stats mais j'en doute, moi les dernieres que j'avais en etaient très loin). Mais le souci n'est pas là. Google confisque la quasi intégralité de la pub. C'est ça qui est débattu ici

Google vend de la pub grace aux actualités qu'elle emprunte gratuitement alors que ceux qui la produisent ne peuvent pas vendre de pub

Et Google, vu l'argent que lui rapporte Google Actu a sans doute plus à perdre que les editeurs qui recupereraient une obole... c'est pas pour rien qu'ils font de la resistance et qu'ils tentent meme de lezarder le front des editeurs en proposant à certains de rester à l'ancienne

Enfin, dernier point, Google, quoi que vous puissiez penser de cette loi (qu'à mon avis, mais que mon avis, vous interpretez mal), Google donc veut bafouer l'esprit d'une loi votee par les representants du peuple europeen apres un long lobbying, bref un vrai bras d'honneur

C'est l'autre partie du souci. On ne leur demande pas trop leur avis en fait... Dans chaque pays, y a des lois et aux USA, bizarrement ils les respectent



LeMoi

Ils vont s'en mordre les doigts, y aura forcément des éditeurs qui passeront des accords pour avoir des extraits ou des images qui attirent plus les clics, et quand ceux qui ne le font pas verront leur trafic diminuer ils feront comme ceux qui auront des accords...



lucienBorniez

C’est le même problème que pour les groupes tv et les FAI, Sauf qu’ici Google laisse le choix soit l’article soit relayé sur le net par le moteur de recherche et facilité le lien ou que le site refuse en refusant toutes publicité.



Emrata.

Le business model d'énormément de sites repose sur le trafic amené par les moteurs de recherche. Pardon, je corrige : le trafic amené par Google. Le seul moteur de recherche utilisé massivement (en France en tous cas). Le SEO (search engine optimisation, optimisation pour les moteurs de recherche) est uniquement tourné vers une bonne indexation sans Google.

Donc demande à Google de payer tout en utilisant Google pour bénéficier du trafic, c'est....

Imaginons un restaurant. Pas forcément facile à trouver, parmi tous les restaurants. Et imaginons un chauffeur de taxi, qui amène les clients jusque devant la porte du restaurant. Et maintenant, imaginons que le restaurant demande au chauffeur de payer parce qu'il stationne devant chez lui... Si le chauffeur décide de ne plus amener de clients, ils le regretteront.

Bref il y a une énorme hypocrisie là dedans.



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