En cette période de transition, tous les conseils sont bons à prendre pour Léa Salamé. Le lundi 25 août, l'habituelle présentatrice de "Quelle époque" prendra officiellement les commandes du "20 heures" de France 2, en remplacement d'Anne-Sophie Lapix. Un nouveau défi pas prévu sur la feuille de route de la journaliste de 45 ans, qui a longtemps refusé le poste. "Dans ma tête, c'était pas pour moi, pas le style, pas le physique. Je te jure, je tortille pas du cul. Ça s'est fait à la dernière minute", confiait-elle dans un portrait que "Libération" lui a consacré. Le JT ne l'a jamais fait "rêver" mais devant l'insistance de Delphine Ernotte, elle n'a pu décliner la proposition, malgré son appréhension à endosser cette nouvelle responsabilité.
Reconnaissante, Léa Salamé connaît l'exposition de ce poste, et serait déjà "stressée", selon son acolyte Christophe Dechavanne. Pour rajouter à son trac, David Pujadas, qui a occupé ce même fauteuil du 3 septembre 2001 au 8 juin 2017, lui a rappelé les enjeux de sa future fonction. "Elle m’a d’ailleurs toujours dit qu’elle n’irait jamais dans cette direction. Elle a plus à perdre qu’à gagner car le très grand public, pour elle, c’est nouveau", a commenté dans "Gala" l'un des maillons forts de LCI. Et d'ajouter au sujet du tempérament singulier de sa consoeur : "Sa force, à ce jour, c’est sa personnalité qui sort des clous. Or, il va falloir qu’elle rentre dans l’exercice contraint du 20 heures".
Cette mise en garde effectuée, David Pujadas salue également la décision de l'ex-matinalière de France Inter d'avoir accepté le challenge. "Je lui dis 'chapeau' car elle n’en avait pas besoin. Léa est une star, et il n’y en a pas énormément. Sa réputation est faite, sa vie professionnelle, largement accomplie", souligne-t-il, admiratif du parcours de sa cadette.
Pour avoir connu le même sort qu'Anne-Sophie Lapix, un départ du "20 heures" qu'il n'a "pas choisi", David Pujadas a témoigné de son affection pour la recrue du groupe M6. Puis, il est revenu sur sa propre expérience, qui a déclenché étrangement chez lui "un sentiment positif" après seize ans de bons et loyaux services. "J’avais toujours imaginé que le jour venu, je ferais une dépression, que ce serait une catastrophe pour mon ego. (…) J’ai réalisé tout ce qui m’avait été donné. J’ai ressenti de la gratitude pour ces années extraordinaires", a expliqué le journaliste. "Le plus dur, c’est avant. Quand votre éviction est dans l’air, vous vous sentez comme une cible. Le jour où ça arrive, on fait face. Et puis, le soutien de la rédaction et l’hommage du dernier journal, je ne les oublierai jamais" a-t-il conclu.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2