Ce mardi 14 octobre 2025, "La France a un incroyable talent" revient sur M6. Pour cette saison 20, en plus du retour d'une étape de casting absente depuis plusieurs années, la chaîne a misé sur la recette gagnante des dernières années : Karine Le Marchand à l'animation et Hélène Ségara, Sugar Sammy, Mariane James et Éric Antoine dans le jury. Ce dernier fête ainsi sa dixième saison à la table des juges. À l'occasion de la conférence de presse de lancement, l'animateur s'est prêté au jeu du "9h02", le nouveau format vidéo de Puremédias consacré au rapport des personnalités médias aux audiences.
"J'entretiens un rapport curieux avec les audiences. J'ai envie de comprendre comment le programme a fonctionné, quels sont les gens qu'il touche et comment il est reçu. Mais les audiences, c'est un chiffre. Ce qui m'intéresse plutôt ce sont les retours. Parfois les chaînes font des études, des études sur des panels et donc ça, ça m'intéresse beaucoup plus parce que j'entends que telle chose a bien plu, d'autres moins, etc", explique celui qui va faire moins d'émissions en 2026, car il retourne sur scène.
Concernant un éventuel stresse par rapport aux audiences lors du lancement d'une nouvelle émission ou d'une nouvelle saison, Éric Antoine répond : "Je suis stressé en perméabilité parce que ce sont mes copains de la chaîne et mes copains producteurs qui sont stressés. Ils ont des enjeux financiers qui sont énormes. On est un groupe privé, donc c'est la publicité qui fait gagner de l'argent à la chaîne et donc qui fait gagner de l'argent à leurs animateurs et donc qui fait que les enfants des animateurs sont nourris".
S'il y a bien une audience qui l'a marqué dans sa carrière, c'est sa première participation à "La France a une incroyable talent" en tant que candidat, en 2006. "C'était une époque où les chaînes faisaient des scores beaucoup plus importants. Je me souviens que l'émission dans laquelle j'étais a été vue par plus de 6 millions et demi de personnes. C'est un score hallucinant. Aujourd'hui, le divertissement ne fait plus ce genre de score. Aujourd'hui, 'Incroyable talent', qui cartonne et qui est numéro 1, fait 3,6 millions, donc ça n'a rien à voir. Et je voyais l'impact. 6 millions et demi de personnes, c'est un Français sur 10. C'est fou. Il y a un Français sur 10 qui m'a vu. Et après j'ai découvert qu'en plus, c'est 6 millions en moyenne à tout moment et que les gens restent en général 45 minutes devant une émission. Donc en réalité, c'est 12 millions de personnes qui sont passées sur l'émission", se souvient celui qui rêverait de présenter une nouvelle version de "Tournez manège !".
"La télévision a perdu de sa splendeur ces dernières années au profit de toutes les autres images produites sur les réseaux sociaux et sur le digital en particulier. Mais là, on voit quand même que M6+ est très fort. Par exemple, pour 'Les Traîtres', on voit que nos parts de marché ont énormément augmenté et que, en plus, le rattrapage est énorme. C'est-à-dire qu'on fait presque autant en rattrapage que qu'en linéaire. Donc on voit que la consommation bouge. C'est vraiment chouette", poursuit-il avant de s'amuser : "Moi, j'ai connu toutes les fins de tout. Quand j'ai commencé, c'était la fin de la VHS, après j'ai sorti mon premier DVD, c'était la fin du DVD. Je commence la télé, c'est la fin de la télé. Je ne sais pas si je porte bonheur aux industries auxquelles je participe".
Au cours de l'interview, l'animateur qui enchaîne les succès sur M6 avec "Les Traîtres", "La France a un incroyable talent", "La Roue de la Fortune" ou encore "99 à battre", revient aussi sur son plus gros flop d'audience : "Il y a une émission qui s'appelait 'All Together Now'. On a commencé en prime time sur M6, on est passé en deuxième partie de soirée sur M6, on est passé en deuxième partie de soirée sur W9 et on a fini sur 6ter. Je ne l'ai pas vraiment mal vécu parce que je trouve que les équipes ont été chouettes. Je ne sais pas si c'était de la délicatesse ou pas, mais ils m'ont tous dit 'tu as fait un super travail. C'était drôle, il y avait de l'esprit, donc on a envie de t'en donner d'autres'. Donc en fait, je ne l'ai pas vécu comme une défaite, je l'ai vécu comme un tour d'essai. Je suis content qu'il n'y ait pas eu d'autre flop après".

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