Eugénie Bastié n’a pas encore quitté l’antenne de CNews. L’intervenante régulière sur la chaîne d’info du groupe Canal+ est annoncée pour rejoindre le pool de chroniqueurs de "L’heure de vérité", la future émission présidentielle de France 2. Une arrivée à la rentrée de septembre vivement contestée par la société des journalistes du groupe audiovisuel, pointant du doigt le recrutement d’une "polémiste identifiée pour ses idées très conservatrices et souverainistes" pour participer à un débat sur le service public. Le communiqué va même plus loin et attire l'attention sur une contradiction jugée problématique. "Il nous paraît regrettable de rémunérer une chroniqueuse qui attaque constamment l'audiovisuel public", peut-on lire en rapport à ses prises de position répétées contre Radio France et France Télévisions, ainsi que ses appels à réduire leurs moyens.
Taquin, Pascal Praud a reçu sa chroniqueuse au son du générique de ce programme culte des années 90 dans son émission du 8 mai. L’occasion pour la collaboratrice du "Figaro" de s’exprimer pour la première fois sur cette affaire. "J’ai été beaucoup attaquée ces derniers jours mais aussi beaucoup soutenue", a-t-elle d’abord déclaré. Avant de défendre son éthique professionnelle : "J’ai été assez blessée par le fait que la société des journalistes de France Télévisions me qualifie de polémiste. Ça fait dix ans que je travaille au Figaro, j’ai écrit des centaines d’articles, j’ai animé une centaine d’émissions avec des thématiques extrêmement diverses, des points de vue très variés et des gens de tous bords. Donc je ne vois pas au nom de quoi on me qualifierait de polémiste et pas de journaliste".
Sur le plateau, Eugénie Bastié a été réconforté par les autres chroniqueurs, et Pascal Praud en personne. "On vous disqualifie en vous traitant de polémiste", a estimé le présentateur vedette de CNews. "C’est un mot qui ne convient pas à votre travail. Vous êtes journaliste, éditorialiste, vous aimez les idées, vous commentez les livres... C’est une bonne chose que vous alliez à 'L’Heure de vérité'", a-t-il ajouté, fier de pouvoir compter l'alterféministe dans ses rangs.
L’essayiste doit normalement intégrer le trio d’éditorialistes qui interrogeront, à tour de rôle pendant vingt minutes, l’invité de la soirée. Benjamin Duhamel et Marc-Olivier Fogiel sont les deux autres noms cités par "Le Parisien". Le matinalier de RTL se retrouve aussi sous le feu des critiques de la SDJ de France Télévisions en raison de ses activités avec le groupe M6. "Ceci pourrait créer un conflit d’intérêt entre les deux médias, de nature à affaiblir l’indépendance de l’information de service public", note le collectif, qui demande à la direction de se tourner plutôt vers des consultants maisons.

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