La tribune anti-Bolloré parue dans "Libération" ne cesse de faire des remous. Signée par des professionnels du cinéma en amont du Festival de Cannes, cette pétition dénonçait l'emprise du milliardaire breton sur le septième art, et notamment sur la chaîne de fabrication des films. À la lecture du texte, le président de Canal+, Maxime Saada, avait déclaré que son groupe ne souhaitait plus financer les films des signataires de la tribune contre son actionnaire de référence. Quelques jours plus tard, certains artistes parapheurs avaient fait machine arrière, conscients de la puissance du premier financeur du cinéma sur cette industrie. Jean-Pascal Zadi et Juliette Binoche ont ainsi regretté leur acte, avouant pour l'un qu'il n'avait pas lu le texte et pour l'autre que l'utilisation du mot fasciste était "déplacé".
Malgré tout, la comédienne et réalisatrice du documentaire "En Nous" a poursuivi sa tournée promotionnelle dans les médias, et notamment ceux dans le giron de Vincent Bolloré. Elle s'est en effet rendue à deux reprises dans les studios d'Europe 1 en moins d'une semaine. Une première fois dans l'émission de Laurie Cholewa, puis dans "Culture médias", jeudi 4 juin. Une provocation pour Cyril Hanouna et son équipe de chroniqueurs, qui n'ont pas manqué de dézinguer le comportement de l'actrice. "Elle est comment Juliette Binoche au niveau des organigrammes ?", a taclé le chef de bande.
Si certains ont mentionné l'esprit de tolérance de la station bleue, d'autres éléments de "Tout beau, tout n9uf" s'en sont pris directement à tous ces indécis. "C'est un peu du foutage de gueule", a lâché Gilles Verdez qui voit dans ce rétropédalage "de la lâcheté". Et de développer : "On signe une pétition, on assume sinon c'est qu'on est hypocrites. Mais comme ils s'aperçoivent que Canal+ pourrait avoir dans leur esprit des mesures de rétorsion, ils reviennent en arrière. Je trouve que c'est doublement ridicule".
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"Quand j'ai appris qu'elle allait sur Europe 1, je me suis dit qu'ils marchaient sur la tête", a enchaîné Raymond Aabou, qui avait prédit ce mouvement de recul. "C'est d'autant plus dégueulasse que toutes ces têtes d'affiche sortent de la pétition et laissent les seuls techniciens en première ligne. C'est 'courage fuyons'", fustige Gilles Verdez, le plus véhément de tous. Puremédias vous propose de découvrir cette séquence dans la vidéo ci-dessus.

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