Guillaume Pley persiste et riposte. Malgré un nouveau témoignage sombre révélé par "Le Monde" sur un comportement inapproprié avec une adolescente de 14 ans, l'ancien animateur de NRJ reste sur sa ligne de défense. Il a annoncé mercredi matin le dépôt de plusieurs plaintes en diffamation après la publication de différentes enquêtes le concernant, comme le rapportent BFMTV et "Le Parisien". Celles-ci visent le magazine "Les Inrockuptibles", "Le Monde" et le youtubeur TPZ, qui ont publié des articles à charge sur les coulisses de "Legend", dont il est le fondateur, et des échanges à caractère sexuel avec des mineures.
"Nous avons décidé au nom de Guillaume Pley et de la société 'Legend” de déposer plusieurs plaintes en diffamation à l’encontre de médias ayant relayé ou présenté comme établie des accusations graves et mensongères", a communiqué l’avocate Jade Dousselin à la chaîne d'info. Son conseil précise que ces éléments auraient été relayés par ces médias "alors même que des éléments de nature à les contredire avaient été portés à leur connaissance".
Dans un communiqué publié le 8 août sur son compte Instagram, l'un des Youtubeurs les plus écoutés de France (3,7 millions d'abonnés) assumait certaines de ses erreurs mais se défendait de ses accusations en se défaussant sur ses collaborateurs, lesquels avaient aussi accès à ses comptes sur les réseaux sociaux à l’époque des faits reprochés. Ce qu'a confirmé sa défense à BFM : "Plusieurs de ses comptes, outils numériques et supports de communication étaient en effet accessibles et administrés par différents membres de ses équipes".
Son entourage met ainsi en avant deux témoignages écrits, rendus anonymes, que la rédaction du canal 13 de la TNT a pu consulter. L'un d'eux, émanant d'un ancien manager des équipes de NRJ, affirme que "dire que Guillaume Pley gérait seul ses réseaux sociaux est non seulement faux mais c'est aussi et surtout une ineptie." Le clan de Guillaume Pley affirme par ailleurs que les recherches en source ouverte des équipes du producteur auraient également permis d'établir qu'au moins quatre appareils étaient connectés aux comptes de l'animateur (un Mac et trois PC), dont trois utilisant l'adresse IP de la station musicale.
Cet argumentaire fait tiquer depuis plusieurs jours les anciens collègues du trublion des libre-antennes de NRJ. Beaucoup ont contesté cette version des faits, à commencer par Florent Le Gars. "Les équipes n’ont jamais eu accès à tes messages privés sur les réseaux sociaux. Nous n’avons pas envoyé ces messages. Je n’accepterai pas que tu essaies de faire croire que c’était nous. Tu dépasses la limite là", avait fulminé sur Instagram son co-animateur de l'époque. "On essaie de nous faire porter des responsabilités qui ne sont pas les nôtres", abondait Amina Kasimi, ancienne employée de la radio, qui fustigeait "des accusations aussi graves qu’invraisemblables et légendaires".