Hélène Mannarino : "J'ai très envie que 'Le portrait inattendu' ait une heure sur Europe 1"

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Hélène Mannarino : "J'ai très envie que 'Le portrait inattendu' ait une heure sur Europe 1"
Hélène Mannarino se confie auprès de puremedias.com.
Hélène Mannarino se confie auprès de puremedias.com. © C. CHEVALIN / TFX
La journaliste culture se confie auprès de puremedias.com.

Elle dévoile les secrets des personnalités. Chroniqueuse d'"Europe 1 Culture Médias", Hélène Mannarino dresse tous les jours "Le portrait inattendu" des invités culture de l'émission de Philippe Vandel. En parallèle de ses activités à la radio, la journaliste propose du lundi au vendredi une chronique culturelle dans la matinale de LCI et incarne depuis un an et demi "Appels d'urgence" sur TFX tous les lundis soirs. La présentatrice a accordé un entretien à puremedias.com afin de commenter sa première partie de saison dans ses diverses activités.

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Propos recueillis par Florian Guadalupe.

puremedias.com : Quel bilan tirez-vous de votre première partie de saison sur Europe 1 ?
Hélène Mannarino :
Je suis très contente car c'est ma première vraie expérience en radio. Je suis ravie qu'Europe 1 m'ait laissé la liberté de faire ce que je voulais. Je leur avais proposé ce portrait dans lequel j'allais dévoiler des choses que l'on ne connaît pas sur l'invité. La direction d'Europe 1 et Philippe Vandel m'ont dit que j'avais carte blanche. Je suis ravie qu'il soit toujours là en mars. Il marche bien. Les invités ont l'air d'être contents. Moi, je m'éclate à le faire. C'est un exercice jouissif. Ca me nourrit vachement. Je passe beaucoup de temps avec les proches des invités. Je trouve ça génial de désarmer de manière bienveillante l'invité en le confrontant à sa vie.

Ils ont dit
"Le but de ce portrait n'est pas de mettre les gens mal à l'aise. Les désarmer, oui, mais dans le bon sens."
Hélène Mannarino

D'où est venue l'idée du "Portrait inattendue" ?
Ce qui m'intéresse le plus dans mon métier, c'est l'humain. J'ai toujours été curieuse de la vie des gens, de leur parcours. J'ai essayé de m'intéresser à l'aspect humain de ceux qu'on appelle les stars. Qu'est-ce qui les anime aujourd'hui ? Comment ont-ils grandi ? Qu'écoutaient-ils quand ils étaient petits ? Donc, j'ai trouvé génial de pouvoir les mettre tous au même niveau. Par exemple, quand je vais donner le nom du doudou à Kad Merad, ce ne sera pas la réaction de l'acteur, mais celle de l'enfant. Il n'y a rien de mieux pour apprendre à connaître les gens que de parler de leur vie et des choses qu'ils n'ont jamais dites.

Combien de temps prend la préparation d'un portrait ?
Pour l'écriture, c'est assez vite. J'ai une idée en tête. Je sais où je veux aller par rapport aux infos que j'ai pu récolter. Je mets 1h30 en général à écrire un portrait, même si ça peut dépendre de la personne. L'écriture est assez rapide. Le plus long, qui est aussi le plus intéressant, est la préparation du portrait. Je peux passer 1h30 avec la soeur d'un invité, ensuite 20 minutes avec l'enfant, puis deux heures avec la compagne. C'est un portrait qui se construit sur plusieurs jours. Je ne calcule pas vraiment le temps de préparation, mais j'y mets toute mon énergie. Je suis exigeante. J'ai peur de manquer. Même si j'ai quatre pages d'infos, je vais quand même passer des coups de fil supplémentaires. J'ai même déjà eu un texto à 9h52, alors que le portrait est à 10h20, et je le rajoute !

Vous mettez-vous des limites dans les informations que vous dévoilez ?
Complètement. C'est un exercice journalistique et un exercice humain. J'appelle des proches en posant des questions sur leurs proches. Je leur demande des choses qu'on ne leur a jamais posées. Je leur demande par exemple s'ils ont eu un énorme fou rire, une situation cocasse ou une journée catastrophique dans leur vie. Il y a une relation de confiance qui doit se créer. Je leur dis tout de suite : "On se parle en tant qu'amis. J'ai du respect et de la bienveillance". Ensuite, je leur pose des questions mais je les suis. Ce sont eux qui m'emmènent dans l'intimité de la personnalité. Moi, j'essaye d'aller un petit peu plus loin. Quand je sens que ça bloque, je n'y vais pas. Je ne veux pas prendre le risque de briser la confiance. Le but de ce portrait n'est pas de mettre les gens mal à l'aise. Les désarmer, oui, mais dans le bon sens. Donc, je sais m'arrêter. Je ne fais pas ce travail seule, mais avec eux. Ils m'accompagnent. S'ils veulent enlever un élément une heure avant le portrait parce qu'ils ne sont pas à l'aise, on peut en discuter ensemble.

Ils ont dit
"'Le portrait inattendu' de Philippe Vandel serait amusant, mais je ne suis pas sûre de sa réaction."
Hélène Mannarino

Êtes-vous à la recherche de la larme chez vos invités ?
Je ne contrôle pas du tout la réaction de mes invités. J'arrive en studio avec cinq à six pages de portrait. Il peut tout se passer. Il peut y avoir des larmes sur de petits détails ou sur un souvenir d'enfance. Il peut y avoir un fou rire sur une anecdote où je pense qu'il sera ému. Quand je suis face à l'invité, je ne maîtrise rien. Je ne cherche pas la larme, mais simplement à dévoiler tout ce qu'on ne sait pas sur l'invité. Ensuite, avec Philippe, on laisse vivre les réactions. La première fois que j'ai vu les larmes, j'ai été complètement désarmée à mon tour. Je me suis demandée si je n'étais pas allée trop loin. Et en fait, non ! J'ai simplement touché la personne, l'humain ! Je suis contente quand il se passe quelque chose en studio.

Aimeriez-vous adapter ce format à la télévision ?
"Le portrait inattendu" n'a pas de limites. A partir du moment que c'est un être humain, je peux le faire avec tous. Pour le moment, je veux terminer l'année comme ça, en essayant de faire un portrait chaque jour. C'est vraiment ma mission et mon envie. Je l'aime tellement ce portrait que j'ai envie de le faire grandir. Quand on aime quelque chose, on a envie que ça continue et que ça grandisse. Que "Le portrait inattendu" ait une heure sur Europe 1, j'en ai très envie. A la télévision, je ne sais pas. Ca a déjà été fait avec Thierry Ardisson ou Alessandra Sublet. S'il y avait quelque chose de vraiment innovant, pourquoi pas ! Après, ce que j'aime à la radio, c'est qu'il n'y a pas d'images. Quand l'image ne rentre pas en compte, je suis plus à l'aise. Le faire grandir à la radio, ça serait une première grande étape. Dans l'ordre, ce sera de terminer l'année comme ça. Pourquoi pas ensuite le faire grandir à la radio. S'il y a l'idée dans le futur de le faire grandir à la télévision, pourquoi pas.

Y a-t-il un "Portrait inattendu" en préparation pour Philippe Vandel ?
Non parce qu'il n'aimerait pas beaucoup ! Mais je pourrais le faire, j'y ai déjà pensé, notamment pour son anniversaire. Ce qui est marrant, c'est qu'on me demande souvent : "Quand est-ce que tu fais mon 'Portrait inattendu' ?". Je l'avais d'ailleurs fait pour Matthieu Noël pour son anniversaire dans son émission. Mais pour Philippe, ce serait en effet amusant, mais je ne suis pas sûre de sa réaction. Je vais creuser. A voir. Peut-être pour le dernier de la saison. (rires)

Ils ont dit
"'Appels d'urgence' ne fait pas dans le voyeurisme."
Hélène Mannarino

Vous présentez "Appels d'urgence" sur TFX depuis septembre 2018. Quel est votre niveau d'implication dans ce magazine ?
On travaille vraiment main dans la main avec les équipes de TF1 Productions. Quand ils m'ont proposé cette émission, je leur ai dit que j'étais journaliste. Donc, j'avais vraiment envie de m'impliquer et de m'intéresser à l'émission qui met en avant nos héros du quotidien. Ainsi, je leur avais demandé d'être au courant des sujets et de partir sur le terrain pour faire des interviews. Tout de suite, on a été d'accord. Après, il est vrai que les journalistes qui partent sur le terrain travaillent pendant de longs mois. Mon rythme aujourd'hui, avec la matinale de LCI et l'émission d'Europe 1, fait que je ne peux pas partir avec eux. Donc, je ne vais pas sur le terrain actuellement. Mon implication est de suivre l'évolution des reportages, proposer des idées et discuter de comment on peut faire évoluer l'émission. Quand on porte une émission, on veut toujours faire le maximum.

Avec une longévité de près de 20 ans, comment expliquez-vous les audiences solides du magazine ?
On s'intéresse à l'humain. On dit souvent que toutes les émissions se ressemblent : les pompiers, le SAMU, la police. En fait, non, parce qu'on suit des personnalités différentes. Un pompier de Lille va avoir des sensibilités différentes d'un de Toulouse. Ce sont deux personnes différentes ! Puis, "Appels d'urgence", c'est de l'adrénaline. Ca ne s'arrête jamais. Dès le générique, on est dedans. C'est de l'action et de l'humain. C'est pour ça que ça marche, selon moi.

Les autorités ont-elles un regard sur le reportage ?
Pour réaliser des émissions comme ça, il faut une relation de confiance et un respect de leur travail. "Appels d'urgence" ne fait pas du voyeurisme. Parfois, ce sont des situations compliquées : des arrestations, des bagarres, des dépressions, des trafics de drogue. On montre, mais on respecte. Quand une caserne dit oui, elle nous laisse carte blanche. Ils savent qu'on va respecter les choses. Il y a une liberté mais c'est un travail commun.

Pourquoi "Appels d'urgence" n'est pas sur TMC ? TFX semble viser un public très jeune.
Parce qu'il y a "90' Enquêtes" ! (rires) Non, ce sont deux émissions complémentaires. "Appels d'urgence" marche très bien sur le jeune public, sur les 15-29 ans. On fait des scores autour de 12%. On est complètement dans la cible. TFX est une chaîne sur les Millenials, mais il y a toute la place pour un magazine d'info comme celui-ci. On sait que les jeunes adorent les films et les séries d'action, où ça va vite. "Appels d'urgence", c'est ça aussi. Pour moi, c'est tout à fait normal.

Ils ont dit
"Ce n'est pas le but d'un magazine d'enquête de s'immiscer dans une affaire judiciaire, d'annuler une enquête ou de changer l'ordre des choses."
Hélène Mannarino

En janvier dernier, "Le Point" avait rapporté qu'un numéro de "Zone Interdite", datant de 2015, qui suivait des forces de l'ordre à Aubervilliers, avait conduit à l'annulation d'une procédure en raison de la diffusion d'image d'arrestation et d'enquête. Pensez-vous que ce cas inédit puisse mettre en péril ce genre d'émission ?
Je n'espère pas. Dans "Appels d'urgence", nous respectons l'anonymat. Les arrestations sont floutées. Nous respectons aussi les victimes. Encore une fois, il y a une relation de confiance avec les professionnels que nous suivons. Quand nous sommes allés à Clermont-Ferrand, nous avons assisté à un démantèlement d'un camp. Ca faisait huit mois qu'ils étaient sur l'affaire. J'étais descendue à Clermont-Ferrand pour ça. Les journalistes avaient eu un devoir de réserve. Ce n'est pas le but d'un magazine d'enquête de s'immiscer dans une affaire judiciaire, d'annuler une enquête ou de changer l'ordre des choses. Notre but est d'informer et de montrer ce qu'il se passe dans le quotidien de ces professionnels. Nous voulons aussi montrer la relation entre les pompiers et les victimes. Il y a une limite qu'on ne dépasse pas et qu'on ne veut pas dépasser.

Où trouvez-vous le temps d'aller voir des spectacles et des films, de lire des ouvrages et d'écouter des albums avec votre emploi du temps chargé par vos deux participations quotidiennes sur LCI et Europe 1 et la présentation d'"Appels d'urgence" sur TFX ?
Je suis passionnée par mon métier. Quand il y a de la passion, il n'y a pas de limites. Puis, il est hors de question que je parle de quelque chose que je n'ai pas vu, pas entendu ou pas lu. C'est une organisation, mais je la trouve. Je suis tous les matins sur LCI pour parler soit d'un film, soit d'une comédie musicale, soit d'un livre. J'ai une ou deux semaines d'avance. Je m'organise pour faire les choses. Je le fais avec grand plaisir. C'est tellement enrichissant tous les jours d'aller voir une pièce de théâtre ou un film. Mon rythme est assez particulier. Je me lève à 4h pour la matinale de LCI. Puis, je vais sur Europe 1 de 10h à 11h. Une petite pause de 1h. Après, je suis en tournage pour LCI ou en projection. Je travaille aussi "Le portrait inattendu". C'est une grosse organisation.

Plus globalement, la culture a-t-elle la place qu'elle mérite dans les médias ?
Oui, bien sûr. Elle a d'ailleurs toute sa place sur une chaîne info ! LCI m'a donné il y a deux ans une émission culturelle à 13h. C'est habituellement l'heure du JT, des infos. La chaîne avait misé sur une émission de culture de 13h à 13h20. Dans la matinale, Pascale de La Tour du Pin et Bastien Morassi (rédacteur en chef à LCI, ndlr), quand il y a une grosse actualité, maintiennent la culture. Sur les autres chaînes, il y a "C à vous", "Quotidien", "50' inside" et "Le Grand Echiquier" qui ont des invités culturels. Même les autres chaînes d'info ont de la culture. Oui, quand on aime la culture, on en veut toujours plus. Mais aujourd'hui, je suis très contente d'en faire à la télé et à la radio, sans me dire si j'ai ma place ou non.

Et je veux souligner que je suis très contente d'être dans une matinale portée par une femme. Ce n'est pas du tout féministe de dire ça. Vraiment, Pascale est une fantastique cheffe de bande. Cette matinale est aussi particulière pour moi parce que la personne qui m'a permise de faire mon premier stage au "Grand journal" et mon métier de journaliste, c'est Jean-Michel Aphatie. J'étais standardiste à RTL et j'ai frappé à son bureau pour lui donner mon CV. J'ai ensuite passé des entretiens et ça a marché. J'ai alors rencontré Ali Baddou qui m'a fait venir à "La Nouvelle Edition". J'ai construit ça comme ça. Aujourd'hui, je suis à côté de Jean-Michel Aphatie tous les matins. Je suis vachement fière d'être dans cette matinale info.

Ils ont dit
"Je trouve triste de voir un cinéma qui se déchire, un cinéma qui va mal, un cinéma qu'on pointe du doigt."
Hélène Mannarino

En tant que journaliste culture, comment avez-vous traité le César de la meilleure réalisation décerné à Roman Polanski ?
Avec neutralité. Quand on est journaliste, on se doit de rester neutre. On doit raconter ce qu'il s'est passé lors de cette cérémonie. On n'a pas à donner notre avis quand on traite ce sujet. On parle de cinéma. Après, personnellement, je me suis exprimée sur ce sujet. Je comprends le geste d'Adèle Haenel, ses convictions, son combat, depuis ses révélations dans "Médiapart". Je la soutiens dans la globalité de son combat. Ensuite, en tant que journaliste culture, je trouve triste de voir un cinéma qui se déchire, un cinéma qui va mal, un cinéma qu'on pointe du doigt. C'est ça qui me rend triste. Je me dis que le cinéma n'est plus une fête. C'est peut-être devenu un règlement de compte avec des gens qui se sentent mal. C'est tout ça aujourd'hui. Comment faire rayonner le cinéma français après tout ça ? Là-dessus, ce qui m'intéresse, ce sont les oeuvres cinématographiques. En ce qui concerne l'affaire Polanski, c'est la justice. Je ne suis pas journaliste judiciaire.

Franck Riester avait déclaré avant la cérémonie des César que ce serait "un mauvais signal" de récompenser Roman Polanski. Est-ce le rôle d'un ministre de la Culture de donner son avis sur le choix de l'Académie ?
Franck Riester, en tant que ministre de la Culture, a vu une culture qui n'allait pas bien. Le soir de la cérémonie des César, il a vu une culture qui se déchirait. Il a, je pense, témoigné d'un "mauvais signal" dans ce sens-là. Après les convictions de Franck Riester, ça lui appartient. Aujourd'hui, tout ce que j'aimerais en tant que journaliste culture, c'est un cinéma qui rayonne, avec des actrices heureuses qui se sentent bien dans une cérémonie.

Autre événement culturel à venir : l'Eurovision. Tom Leeb va représenter la France pour la prochaine édition du concours. Pensez-vous comme le ministre de la Culture qu'il faut une chanson uniquement en français, "quitte à perdre" ?
Ca fait quatre fois que la France présente une chanson bilingue. Il y a eu Amir, Alma, Bilal Hassani et maintenant Tom Leeb. Est-ce qu'il faudrait une chanson 100% française ? Je peux comprendre cette envie. C'est le rayonnement de la langue française. On a envie qu'une chanson soit en français à 100%. Il faut surtout une chanson qui corresponde à l'artiste. Par exemple, la chanson de Bilal Hassani, elle était bilingue mais je l'ai trouvé extrêmement sincère. Elle représentait cet état d'esprit français. Il y avait de l'anglais dedans. Ca ne m'avait pas dérangé. On peut aussi comprendre que le ministre de la Culture veuille défendre la langue française. Je pense d'ailleurs sincèrement qu'on peut gagner avec une chanson 100% française !

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