"C'est un débat que BFMTV et les équipes de la chaîne ont construit seuls". Ce mercredi 18 mars, l'étonnement régnait dans les couloirs de la chaîne d'information en continu du groupe RMC BFM. Ce soir à partir de 21h, le canal 13 de la TNT proposera un débat entre Emmanuel Grégoire, candidat du rassemblement de la gauche aux municipales à Paris, sa principale adversaire soutenue par la droite Rachida Dati mais aussi Sophia Chikirou, la candidate LFI arrivée 3e qui n'était initialement pas prévue sur le plateau. Il s'agit de leur première et unique confrontation durant cette campagne. Les échanges seront arbitrés par Apolline de Malherbe.
Nos confrères du "Parisien" ont indiqué hier que CNews et LCI avaient proposé de le co-diffuser, avec pour représenter chaque chaîne sur le plateau Laurence Ferrari pour CNews et Darius Rochebin pour LCI. "C'est vraiment un débat que l'équipe politique de BFMTV a construit seule. C'est aussi un débat qui a été accepté par les candidats, qui découle du fait que BFMTV a été la seule chaîne à organiser des grands débats d'envergure en région, à Nice, Marseille et Lyon. Dès le départ, il n'y a pas eu d'échanges avec ces chaînes avant pour co-organiser. C'est un peu surprenant de voir ça sortir hier soir", confiait ce mercredi matin une source de BFMTV auprès de Puremédias.
Ce mercredi aux alentours de 14 heures, la chaîne a indiqué avoir finalement invité Sophia Chikirou, avec l'accord de ses concurrents. Trois candidats se sont en effet maintenus pour ce 2nd tour des municipales à Paris : Emmanuel Grégoire, arrivé en tête du premier tour avec 37,98% des voix, Rachida Dati 2e avec 25,46%, et Sophia Chikirou, candidate La France insoumise, qui s'est classée 3e avec 11,72% des suffrages récoltés. Mais cette dernière n'avait au départ pas été conviée à débattre avec ses adversaires. "Maintenant, BFM organise un débat du 2ème tour pour Paris sans Sophia Chikirou pourtant qualifiée. Personne d'entre nous ne doit plus mettre les pieds chez de tels manipulateurs. L'Arcom est saisie. Jour après jour, ce genre de pratiques dégrade la liberté d'expression et humilie l'identité démocratique de notre pays. On attend les réactions des sociétés de journalistes attachées au refus de la brutalisation du débat en France", avait dénoncé Jean-Luc Mélenchon sur X.
L'Arcom avait répondu que l'organisation des débats électoraux à la télévision relevait "de la liberté éditoriale des chaînes, à condition que l'équilibre des temps de parole soit respecté sur la période". Ce qui est le cas, selon nos informations. Mais la chaîne a finalement changé son fusil d'épaule en invitant les trois protagonistes de ce second tour.
Côté organisation de ce débat qui accueillera du public, Apolline de Malherbe sera aux commandes, accompagnée en plateau par Arthur Berdah, journaliste du "Figaro", partenaire de ce rendez-vous, et Bruno Jeudy, qui dirige "La Tribune dimanche". Ce mercredi, il y aura un tirage un sort dans la journée avec les équipes des candidats pour savoir qui prend la parole en premier et qui conclut le débat. Concernant les thèmes abordés il sera question de sécurité, de logement, de propreté, de la jeunesse mais aussi de l'écologie et des aménagements de la capitale. "Sous réserve de l'actualité du jour", ajoute une source.
Combien de temps vont durer ces échanges à couteaux tirés ? Si le coup d'envoi est prévu à 21 heures, l'heure de fin n'a pas été actée. Il y aura ensuite un débrief avec Julie Hammett et tous les éditorialistes politiques de BFMTV. Cette soirée événement devrait se terminer aux alentours de 00h30-1 heure du matin, selon nos informations.

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