Après avoir cartonné sur Netflix avec la série "GIGN", Tomer Sisley revient sur TF1 avec une nouvelle série d'action haletante intitulée "La Cible". Il partage l'affiche avec Fauve Hautot, qui avait déjà impressionné les téléspectateurs avec sa performance dans la série "Rien ne t'efface". Dans cette mini-série de six épisodes, Tomer Sisley prête ses traits à Hugo, un ancien garde du corps fragilisé par son divorce. Toujours amoureux de son ex-femme Léa, interprétée par la jurée de "Danse avec les stars", il profite de l'anniversaire de leur fils pour retrouver sa famille dans leur ancienne maison. Mais, la soirée vire au cauchemar lorsque son ex et leurs deux enfants sont enlevés. Rapidement, les soupçons se portent sur Hugo, que les enquêteurs accusent d'avoir orchestré le kidnapping. Contraint de fuir après son arrestation, il décide de mener lui-même les recherches pour retrouver ses proches et comprendre ce qui s'est réellement passé. Une enquête qui va progressivement lui révéler une tout autre facette de son ex-femme, dont il découvre les nombreux secrets. Puremédias a rencontré les deux acteurs principaux à l'occasion du lancement de la série.
Puremédias : Avez-vous été immédiatement emballés par le scénario ?
Fauve Hautot : Oui, alors moi j'ai passé un casting, ça a marché. J'étais très heureuse parce que j'avais lu le scénario et je l'ai trouvé super. Le personnage que j'avais à jouer était quand même assez complexe et j'avais pas mal de choses à défendre. Donc j'étais ravie de commencer ce tournage. Et c'était aussi une des plus grosses parts que j'ai eu à jouer pour le moment, donc j'étais très contente de ça. On me donnait l'opportunité aussi de pouvoir m'exprimer davantage.
Tomer Sisley : Moi, j'ai lu les deux premiers épisodes, le 5 et le 6 n'étaient pas encore écrits, et je me suis fait embarquer directement. Donc j'ai tout de suite dit : 'OK, ça m'intéresse et j'ai évidemment envie de lire la suite'. J'ai dit oui pour le projet parce je trouvais que l'histoire était très efficace.
Tomer, avez-vous été surpris par la qualité du jeu de Fauve ? Aviez-vous des a priori avant de tourner avec elle ?
Non, j'avais zéro a priori. Mais est-ce que j'ai été surpris ? Oui, agréablement surpris. Non pas que je m'attendais à quelque chose de mauvais, mais agréablement surpris parce que Fauve a un engagement qui vient probablement de la rigueur de la danse, qui fait qu'elle ne fait pas les choses à moitié. C'est-à-dire que quand elle va se lancer dans une scène, elle va le faire à 100 %, voire 110, 120 %. Elle va être à fond dedans. Et ça, c'est toujours agréable. Toujours agréable d'avoir quelqu'un d'impliqué, d'engagé… Moi, c'est tout ce que j'adore.
Fauve, vous sentez-vous "réellement" actrice à présent ?
Non, alors c'est marrant parce que je dis toujours que ça prend des années pour faire et pour être. Je peux jouer, j'adore ça. Après, je pense que ça prend des années pour se dire actrice, pour se dire danseuse, pour se dire artiste, pour tout ça, mais parce que j'ai un profond respect pour l'art. C'est comme ça que moi je fonctionne. J'ai vraiment ce truc de challenge constant, que ce soit à 10 ans, à 20 ans, à 30 ans, à 40 ans, à 50 ans, j'aurai toujours ce même discours-là. C'est-à-dire qu'on n'a jamais fini d'apprendre. Donc oui, je peux danser, je peux jouer, mais je le ferai forcément mieux encore dans 10 ans.
Comment vous êtes-vous préparée pour ce rôle ?
Fauve Hauot : J'adore travailler en amont, j'adore comprendre. Je suis assez intello avant et après, comme ça, ça me permet d'être plus libre sur le plateau. Avec Tomer on travaille un peu de la même manière, c'est-à-dire que moi, j'ai besoin sincèrement de ressentir les choses et que ce soit vrai. Jouer pour jouer ne m'intéresse pas, j'ai vraiment besoin de me dire que c'est ma vie. Je joue ma vie, mais comme je dirais la même chose sur un parquet. Un parquet, moi je joue ma vie. Et du coup, j'ai besoin que ce soit la même chose sur un plateau. J'ai besoin de ça et j'aime ressentir ça. J'ai vraiment ce truc de : j'ai envie d'être à 3.000 % pour être émotionnellement débordée d'un truc que je n'imaginais même pas pouvoir vivre. J'aime trop ça.
Tomer, une fois encore, vous effectuez vous-même vos cascades. C'est important pour vous ?
Tomer Sisley : Ce qui m'a été donné de faire dans cette série, ce sont des choses dans lesquelles je suis relativement à l'aise, et donc ce serait dommage de ne pas le faire. Parce que quand tu as l'acteur qui le fait, ça te permet de le filmer et de vraiment voir que c'est lui. Les spectateurs ne sont pas dupes. Tout le monde est suffisamment éduqué aujourd'hui pour savoir que les acteurs peuvent être doublés par des cascadeurs. Et donc tu te dis : 'si je le vois sauter de dos dans un plan large de loin, bah c'est que c'est probablement pas lui'. Sauf que, quand tu le vois dans un même plan, le mec qui est en gros plan qui se met à courir et qui saute, bah c'est toujours plus impressionnant. Je pense que l'expérience spectateur est meilleure.
Tomer, est-ce qu'on se prépare différemment pour un film au cinéma ou pour une série à la télé ?
Tomer Sisley : Non, il y a pas de différence, ni dans la préparation, ni dans le travail ou l'engagement, que ce soit une série ou un long-métrage. Ça reste un personnage à l'intérieur d'une situation imaginaire et le travail va dépendre de ce qui est écrit dans le scénario. Pas de 'est-ce que c'est une série ou est-ce que c'est un film ?'. La seule différence c'est peut-être le temps, on va peut-être passer un petit peu plus de temps sur une série parce que le tournage est plus long qu'un long-métrage, mais l'engagement et la préparation c'est pareil.
Est-ce qu'une saison 2 est possible ?
Tomer Sisley : Tout est toujours possible, mais ce n'est pas une histoire qui avait pour vocation d'avoir une suite. On sait jamais de quoi l'avenir sera fait, mais c'est quand même une histoire bouclée. On n'est pas dans une série procédurale. Nul doute que si la série rencontre un grand succès, deux ou trois personnes auront certainement l'idée et l'envie de faire la suite. En tout cas aujourd'hui, pour l'instant il n'en est pas question et le projet existe tel quel.