Une semaine après une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, Roselyne Bachelot est revenue sur son échange avec Jordan Bardella dans "Quelle Époque !". Invitée ce samedi 20 décembre sur Franceinfo, l’ancienne ministre de la Culture a commenté cette confrontation devenue virale, assumant pleinement sa réaction sur le plateau de Léa Salamé. L’entretien débute sur un ton léger. Jeanne Baron interpelle Roselyne Bachelot avec humour : “Il y a une question que toute la France se pose depuis la semaine dernière : où est-ce que vous trouvez toute cette énergie ?”.
Une référence directe à la phrase prononcée quelques jours plus tôt par Jordan Bardella lors du fameux photocall de l’émission. Dans cette séquence rituelle de "Quelle Époque !", Léa Salamé avait demandé au président du Rassemblement national de poser une question à différentes personnalités politiques apparaissant en photo. À la vue du portrait de Donald Trump, Jordan Bardella avait alors lancé : “Où est-ce qu’il trouve toute cette énergie ?”. Une remarque immédiatement commentée sur le plateau par Roselyne Bachelot, qui s’était exclamée : “Au secours ! Au secours ! Oh, le cirage de pompes !”.
La réaction avait provoqué les rires des invités et du public. La séquence a rapidement circulé en ligne, suscitant de nombreuses réactions. Quelques jours plus tard, Jordan Bardella avait contesté la lecture qui en avait été faite, affirmant sur LCI : “Qu’avec un montage, on peut faire dire tout et n’importe quoi à quelqu’un”. Face à cette accusation, Roselyne Bachelot a tenu à rétablir sa version des faits sur Franceinfo. “Il avait un regard tellement énamouré, extatique devant ce président des États-Unis, qui s’allie avec le pire ennemi de l’Europe Poutine”, explique-t-elle. Elle estime ne pas avoir eu la possibilité d’un échange plus long et assume le choix du registre employé. “Faute de pouvoir répondre au député européen sur un ton plus formel, je l’ai atomisé par l’autodérision”, affirme-t-elle. Jeanne Baron lui fait alors remarquer, sur le ton de la plaisanterie : “C’est difficile de pouvoir s’en sortir après, niveau cote de popularité !”.
Roselyne Bachelot persiste et rejette toute idée de manipulation. “C’est exactement ce qu’il s’est passé sur le plateau, il n’y a eu aucun problème de montage”, répond-elle sans détour. L’ancienne ministre va plus loin, évoquant l’attitude de Jordan Bardella et le contexte de son passage. “Sans doute on lui a dit, ce n’est pas très bon de s’attaquer à une femme (…) Je vais avoir 80 ans, je ne suis pas un adversaire”, ajoute-t-elle. En fin d’entretien, Jeanne Baron diffuse à son tour le portrait de Jordan Bardella. Roselyne Bachelot saisit l’occasion pour formuler ce qu’elle n’avait pas exprimé sur le plateau de France 2. “J’aimerais pouvoir prononcer le discours que je n’ai pas eu le temps de tenir lors de l’émission. Mais vous, un jeune homme de 29 ans, comment pouvez-vous avoir ce regard énamouré envers un homme qui est sans doute l’un des plus cruels, le plus disruptif, celui qui renvoie une image désastreuse de son pays ?”, interroge-t-elle avant de conclure : “Comment pouvez-vous vous afficher ainsi en soutien de Donald Trump, alors qu’un vrai français devrait le combattre ?”.

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