La rumeur est devenue officielle. Mardi 28 juillet 2026, quelques jours après la fin de la Coupe du Monde, la Fédération française de football (FFF) a confirmé que Zinédine Zidane prenait la succession de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France. Une annonce faite à 11 heures au siège de la FFF par son président, Philippe Diallo, qui tenait une conférence de presse pour présenter le nouveau sélectionneur des Bleus. Le principal intéressé, dont le contrat débutera le 1er août prochain, était bien entendu de la partie et a pu répondre aux questions des journalistes présents sur place. Parmi eux, le rédacteur en chef de "So Foot", qui a demandé à l'entraîneur de 54 ans de s'exprimer sur le sort de son "collègue et ami", Christophe Gleizes.
Le journaliste sportif français a été arrêté en Algérie en mai 2024 pour enquêter sur l'un des plus gros clubs du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, en Kabylie. D'abord placé sous contrôle judiciaire, il avait été condamné en juin 2025 à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" et "possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national". Incarcéré depuis plus d'un an, il avait notamment reçu le soutien du Président de la FIFA, Gianni Infantino, qui l'avait symboliquement accrédité pour l'édition 2026 de la Coupe du monde.
"Est-ce que vous auriez vous aussi un message à adresser à Christophe ainsi qu'à sa famille ?", a interrogé Clément Gavard alors que, contrairement à Didier Deschamps et la FFF, l'ancien coach du Real Madrid n'avait jamais évoqué ce sujet publiquement. "Bien sûr que je soutiens, comme un parent", a-t-il assuré, avant d'ajouter : "Comme l'a dit le président, la FFF soutient monsieur Gleizes et sa famille. On espère simplement qu’il puisse rentrer à la maison avec ses parents. C'est clair et net", a-t-il déclaré.
Le 13 juin dernier, dans "C dans l'air", les parents de Christophe Gleizes avaient déploré que des grandes stars de ce sport comme Kylian Mbappé, Karim Benzema et Zinedine Zidane "ne s’impliquent pas". Le nouveau sélectionneur a expliqué son silence jusqu'alors : "Je ne me suis jamais trop exprimé mais ce n'est pas simplement pour ce dossier-là. Je le fais pour tout ce qui me touche quand je suis extérieur. Je ne prends pas la parole dans n'importe quel cas et ça ne va pas changer", a-t-il expliqué, avant de conclure en réaffirmant son positionnement : "Aujourd'hui, vous me posez la question, je suis parent et je veux juste qu'il rentre chez lui pour voir sa famille, c'est clair".