Première star de télé-réalité en France, Loana nous a quittés à l'âge de 48 ans. Son corps a été retrouvé en fin de journée ce mercredi 25 mars chez elle à Nice, comme l'a révélé "Paris Match". Le procureur de la République de Nice Damien Martinelli a indiqué qu'une enquête avait été ouverte "en recherche des causes de la mort".
Après avoir connu la gloire en 2001 grâce à sa participation à "Loft Story" sur M6, Loana Petrucciani était en proie à de nombreux démons, entre drogues, dépressions et tentatives de suicide. En septembre 2020, après avoir posté des photos de son corps tuméfié sur le réseau social Instagram, elle avait accusé son ancien compagnon, Fred Cauvin, de l'avoir passée à tabac pendant "plus de quatre heures". En octobre 2020, Loana avait été hospitalisée en psychiatrie après une crise de démence dans la rue à Paris. Elle avait entre temps fait plusieurs apparitions dans les "Anges de la télé-réalité" sur NRJ 12.
Quelques minutes après l'annonce de sa mort, Benjamin Castaldi, qui présentait "Loft Story", lui a rendu un hommage déchirant. "Il y a des visages qu’on n’oublie jamais. Et le sien, celui de Loana fait partie de notre histoire collective. On pensait regarder une émission. En réalité, on assistait à une révolution. La première. La vraie. Celle qui a changé à jamais la télévision… et peut-être aussi notre regard sur l’humain. Loana n’était pas un personnage. Elle était une femme. Une vraie. Avec ses fêlures, sa douceur, sa fragilité à ciel ouvert. Et c’est précisément pour ça qu’on l’a aimée", écrit l'homme de télévision.
"Mais c’est aussi pour ça qu’on l’a laissée tomber. On a applaudi sa lumière… sans protéger son ombre. On a consommé son authenticité… sans mesurer le prix qu’elle allait payer. On l’a regardée vivre, aimer, tomber… sans jamais vraiment se demander qui la relèverait après. La vérité, c’est qu’on est tous un peu responsables. Parce qu’on a tous regardé. Parce qu’on a tous commenté. Parce qu’on a tous, à un moment, détourné les yeux quand ça devenait trop dur. Elle incarnait une innocence brute dans un monde qui ne pardonne rien. Et nous, on n’a pas su être à la hauteur de ce qu’elle nous a donné. Aujourd’hui, il ne reste pas qu’un souvenir télévisuel. Il reste une émotion. Une gêne. Un regret. Celui de ne pas avoir été assez humains face à quelqu’un qui l’était profondément. Alors oui… On a vécu ensemble une révolution. Mais peut-être qu’on a oublié, en chemin, l’essentiel : Derrière le phénomène… il y avait une femme", a conclu l'animateur.

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