L’arrivée de Léa Salamé à la tête du "20 Heures" de France 2 n’a pas été un long fleuve tranquille. Dès ses premières semaines à l’antenne, la journaliste a essuyé critiques, polémiques et commentaires parfois virulents, notamment sur les réseaux sociaux. Son ton, son style d’interview et certaines séquences ont été très commentés. Un démarrage chahuté, mais qui n'a en rien fait regretter son choix à la direction de France Télévisions.
Dans une interview accordée au "Parisien", Stéphane Sitbon-Gomez, le directeur des antennes et des programmes du groupe dresse un bilan très positif de cette nouvelle incarnation du journal du soir. Il s'est dit "très" satisfait du rendez-vous, "d’autant qu’il ne cesse de s’améliorer”, affirme-t-il, en soulignant une progression tangible des performances. La deuxième partie du JT a ainsi gagné deux points de part d’audience en un an, signe, selon lui, d’un rendez-vous qui s’installe durablement.
Au-delà des audiences, le numéro 2 de France Télévisions insiste également sur l’impact numérique du journal. “Sur les réseaux sociaux, le '20 Heures' fait un milliard de vidéos vues et a multiplié par dix son empreinte par rapport à 2024”, précise Stéphane Sitbon-Gomez. Sur le fond, le patron des antennes de France Télévisions salue une transformation éditoriale assumée. “Qualitativement, Léa Salamé a profondément rafraîchi cette édition avec une vraie variété d’écritures et de points de vue”, estime-t-il. Il souligne également l’ouverture politique du rendez-vous, rappelant que “tous les responsables politiques ont été invités et se sont exprimés dans le '20 Heures'”. Une évolution qui confère, selon lui, un rôle de premier plan au journal : “Il devient un carrefour d’utilité publique”.
Déjà interrogé par "Puremédias" en octobre dernier sur les polémiques entourant les débuts de la journaliste dans l'exercice, Stéphane Sitbon-Gomez avait tenu un discours similaire, dénonçant l’emballement autour de certains sujets. “Y compris les gens les plus critiques et sarcastiques, tout le monde salue le talent de Léa Salamé”, assurait-il, évoquant “l’absurdité” et le caractère “totalement disproportionné” de certaines critiques. Et de conclure avec une formule sans détour : “Il faut ignorer : haters gonna hate”. Un soutien clair, et donc renouvelé ce lundi 29 décembre, près de 4 mois après la prise de fonction de Léa Salamé.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2