Une polémique qui a mêlé PAF et politique. Merwane Benlazar s'est retrouvé dans l'oeil du cyclone après son passage dans "C à vous", sur France 5, le 31 janvier 2025. La tenue et l'apparence de l'humoriste, notamment sa barbe et son bonnet, avaient alors suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, certains internautes allant jusqu'à l’associer au salafisme. D'anciennes publication à lui sur X avaient également été ressorties pour alimenter la controverse.
Quelques jours plus tard, la ministre de la Culture Rachida Dati avait annoncé au Sénat que Merwane Benlazar ne serait plus chroniqueur à la télévision. Sur scène, l'humoriste était rapidement revenu sur cette éviction et sur les nombreuses insultes et menaces reçues dans les jours qui avaient suivi son passage sur France 5. "De vendredi à lundi matin, j'avais que des insultes. Il n'y avait pas encore de soutien. Le chiffre c'est entre 10 et 15 par minute. Je recevais des insultes et des menaces, 10 et 15 par minute ! Le week-end c'était dur. Lundi c’était mieux, mais le week-end j’avais peur pour ma famille". Dans son sketch, il avait également dénoncé ce qu'il considérait comme une polémique révélatrice d'un problème plus large : "Moi j'ai le droit de me défendre […] mais tous les jours il y a des centaines d'Arabes qui sont renvoyés parce qu'ils n'ont pas mis le bon pull, qui ne sont pas pris à un truc parce qu'ils n'ont pas mis le bon bonnet, et eux, ils ne se défendront jamais et ils ne sauront même pas pourquoi ils sont virés".
Cette polémique lui a apporté de nombreuses polémiques et lui a permis de remplir les salles. "La sauce, oui, ça a été ta bénédiction en termes d'abonnés dans ta carrière ?", lui a d'ailleurs récemment demandé Mehdi Maïzi dans l'émission "Chez la belle famille" sur France Inter. "Après ça dépend quelles sont tes priorités dans la vie. C'est-à-dire que oui, les dates de tournées derrière elles sont complètes, tu prends 100.000 abonnés... Mais il y a des zinzins qui t'envoient la photo du grillage de tes parents…", a répondu celui qui a désormais sa propre émission sur la station de radio.
"Je me souviens que justement, nous les humoristes, en étant bien carriéristes et tout, on allait tous voir Merwane en lui disant : 'Eh ! Quand même, tu as des abonnés, etc'. Et il a suffi que je voie sa tête pour comprendre que c'était vraiment grave", a commenté Urbain, également présent dans le studio. "Là ça avance bien, et dans quelques semaines ou quelques mois, on va pouvoir parler de comment ça a avancé, cette affaire", a expliqué Merwane Benlazar, avant d'ironiser en faisant référence à la récente polémique autour de Guillaume Pley : "J'ai 100 % confiance en les institutions. Il me semble qu'il l'a dit, Guillaume Pley. Comme Guillaume Pley : "J'ai 100 % confiance en les institutions et je laisse la justice faire son travail". "C'est plus facile à dire quand on est Guillaume Pley que Merwane Benlazar", s'est amusé Urbain pour conclure.