C'est elle qui a recueilli les réactions à chaud de Kylian Mbappé et Didier Deschamps après la victoire au forceps des Bleus contre le Paraguay. La sélection tricolore a décroché sa qualification pour les quarts de finale du Mondial 2026, mais n'a pas goûté à l'agressivité non maitrisée de son adversaire sud-américain. "On a montré qu’on n’était pas qu’une équipe capable de jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on mettra les mains dans la merde. On n’a pas de problème avec ça", a tenu à souligner le capitaine et buteur de l'équipe de France au micro de Virginie Sainsily sur M6. La journaliste de 37 ans suit toutes les rencontres des vice-champions du monde depuis le bord de terrain, où elle apporte des informations précieuses en complément du duo Xavier Domergue-Benoît Cheyrou.
Pourtant, rien ne la prédestinait à se retrouver dans ce rôle lorsqu'elle a débuté sa carrière comme stagiaire dans les rédactions du "Grand Journal" et de "C à vous". Sa carrière a pris un premier tournant lorsqu'elle a rejoint BFMTV et sa machine à débiter de l'information. "Traiter l'actualité en continu, c'est beaucoup de mauvaises nouvelles. Donc, j'ai dit stop pour passer à de l'info positive", confie-t-elle à nos confrères de "Télé Star". Virginie Sainsily choisit de se tourner vers le sport en rejoignant La Chaîne L'Équipe en 2020. Elle y présente notamment les journaux de "L'Équipe du Soir".
L'année suivante, elle rejoint également Prime Video Sport France puis Ligue 1+ pour participer à la couverture du championnat français. Ses compétences et son aisance à l'antenne convainquent alors M6 de l'engager dans son dispositif pour couvrir le Mondial 2026. "C'est une immense fierté en tant que femme d'avoir obtenu cette place lorgnée par beaucoup. Mes trois frères sont comme des fous", s'enthousiasme celle qui vivait jusque-là cet événement dans le canapé familial avec son clan.
Forcément, ce rôle envié, tout comme celui de Michou, suscite le débat en raison notamment de son genre, souvent cible de commentaires misogynes. Vanessa Le Moigne en a payé le prix fort pendant la Coupe d'Afrique des nations et a renoncé à son plaisir de couvrir la Ligue 1. Une décision que comprend totalement sa consoeur, empathique dans cette situation. "La violence qu’elle a subie ensuite, le harcèlement sur les réseaux sociaux, je pense qu’ils ont été amplifiés parce que c’est une femme. Je lui ai envoyé un message de soutien. Ce qu’elle a subi était affreux et disproportionné. Elle a mis du temps à digérer, mais je pense que ça va mieux aujourd’hui", indique dans "Ouest-France" la journaliste, soumise à une pression supplémentaire depuis qu'elle a porte les couleurs de la Six.
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2