Quand Ryan Murphy et Bret Easton Ellis décident de faire équipe ensemble, forcément l'attente monte dans les tours. Le réalisateur prolifique ("American Horror Story", "The Beauty", "Monstres") est repassé derrière la caméra pour adapter le dernier roman en date du sulfureux auteur, "The Shards" ("Les Éclats" en VO). Une autofiction où le romancier réinvente sa dernière année de lycée, en 1981, dans un Los Angeles huppé où se mêlent romances pleines de faux-semblants, angoisses existentielles et meurtres en série.
Disponible sur Disney+ depuis le jeudi 6 août, ce thriller vénéneux a captivé les abonnés de la plateforme américaine, qui n'ont pas attendu 24 heures pour en faire le contenu le plus visionné du moment. "Furious", la fiction angoissante avec Emmy Rossum en tête d'affiche, s'est faite détrôner par cette nouvelle série, sombre, chic et choc, brossant avec une rare acuité la face sombre du Hollywood des 80's. D'après les données de "Flixpatrol", la production dramatique a fait l'unanimité auprès des souscripteurs du service vidéo, puisque plus de 70 pays, dont la France et les États-Unis, en ont fait leur numéro 1. Preuve que cette collaboration entre les deux maîtres de leur genre titillait la curiosité du public.
Sur le papier, "The Shards" possédait toutes les ficelles pour devenir un événement. À commencer par son intrigue complexe suivant Bret lors de sa dernière année de lycée dans la cité des Anges flamboyante de 1981. Issu de la jeunesse dorée californienne, le jeune homme voit son quotidien bouleversé lorsqu'un mystérieux nouvel élève rejoint son établissement, tandis qu'un tueur en série surnommé "Le Chalutier" sème la terreur dans les beaux quartiers.
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Malheureusement, à l'écran, le résultat ne semble pas à la hauteur des espérances pour une partie de la presse, très critique envers cette adaptation. Elle affiche seulement 52% d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et 57/100 sur Metacritic. "The Wrap" reconnaît par exemple qu'il y a "du plaisir à prendre" devant la série, mais estime qu'elle constitue finalement "un grand pas en arrière par rapport à la puissance du livre". Le média accuse également Ryan Murphy de livrer une copie d'"Euphoria" sans jamais réussir à "aller au-delà de la surface brillante". Autre reproche récurrent adressé à ce projet plus sexy et déjanté que l'original : son casting composé de nombreux enfants de stars. "The Wall Street Journal" ironise sur "l'hédonisme des enfants de célébrités", tandis que "NME "s'amuse qu'à Los Angeles "il y a presque autant de nepo babies que de tueurs en série".