Guillaume Genton contre-attaque. Quelques heures après les accusations formulées par Mediapart contre CNews et la société du producteur, l'ancien chroniqueur de "Touche pas à mon poste !" vient de publier un communiqué afin de réfuter les méthodes dénoncées par le site d'investigation.
Vendredi, Mediapart a affirmé que plusieurs intervenants du documentaire "Patrick Bruel : de séducteur à prédateur ?", diffusé sur CNews, avaient été trompés sur la destination finale de leurs témoignages. Le média dirigé par Edwy Plenel soutient notamment que sa journaliste Marine Turchi, à l'origine des révélations sur les agissements présumés du chanteur, avait accordé une interview à une équipe se présentant comme travaillant pour RTL Belgique, sans savoir que ses propos seraient ensuite repris dans un programme diffusé sur la chaîne d'information. Le site d'investigation affirme également que Sabine Langaret, qui accuse Patrick Bruel d'agression sexuelle, l'avocate de plusieurs plaignantes Myriam Guedj Benayoun et Jean-Michel Aubry Journet, cofondateur du collectif #MusicToo, ont eux aussi été abusés. Tous assurent qu'ils n'auraient jamais accepté de participer au documentaire s'ils avaient su qu'il était destiné à CNews.
Face à ces accusations, Guillaume Genton assure que le programme a bien été "commandé et produit pour une chaîne belge, RTL TVI, sur laquelle il a été diffusé pour la première fois le 9 juin dernier". "Au moment du tournage, aucune diffusion sur une chaîne française n'était actée ni même envisagée", affirme le producteur.
Selon lui, la diffusion sur CNews n'a été décidée qu'ultérieurement, dans le cadre de la cession des droits du documentaire. "Comme pour tout programme audiovisuel, les droits de diffusion ont ensuite été cédés à l'international, notamment en Suisse et en France. C'est dans ce cadre, et dans ce cadre seul, que CNews a acquis les droits pour le territoire français", écrit-il, qualifiant cette opération de "pratique courante".
Guillaume Genton dément par ailleurs catégoriquement les accusations de tromperie formulées par Mediapart. "Contrairement à ce qu'affirme Mediapart, à aucun moment nos équipes ne se sont présentées sous une fausse identité ou comme appartenant à un autre média dans le but de tromper qui que ce soit", assure-t-il. Le producteur affirme également que l'ensemble des personnes interrogées ont signé une autorisation de diffusion "à l'en-tête de Genton Productions", précisant expressément une exploitation sur RTL TVI mais également "sur toutes autres chaînes de télévision et plateformes de streaming".
Dans son communiqué, Guillaume Genton estime que certaines des personnes mises en avant par Mediapart nourrissent "une haine viscérale à CNews pour des raisons personnelles et politiques". "Cela ne modifie en rien la réalité contractuelle et factuelle de ce projet", poursuit-il, contestant "avec la plus grande fermeté" les accusations de "tromperie, d'abus ou de manipulation" portées à l'encontre de sa société. "Nous déplorons que leur idéologie les pousse à écrire des mensonges et travestir la réalité", ajoute-t-il, se félicitant enfin du succès du documentaire, déjà diffusé sur plusieurs antennes européennes. "Nous en sommes fiers, et nous assumons chacune de ces diffusions", conclut-il.
Dans son communiqué publié plus tôt dans la journée, Mediapart avait indiqué se réserver la possibilité d'engager des poursuites judiciaires contre ces "méthodes contraires à l'éthique professionnelle".

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2