Bons pour un rappel à l'ordre. Des journalistes de tous médias se sont déplacés pour couvrir le méga feu qui n'est toujours pas fixé en Gironde, et rendent compte chaque jour de l'inquiétude face aux flammes monstres et aux opérations d'évacuation qui en découlent. Quitte à se rapprocher un peu trop près de ces incendies. La situation reste très fragile car le feu est stabilisé, mais pas encore éteint, avec des conditions météo défavorables qui augmentent le risque de reprises. Ainsi, les pompiers dépêchés sur cette zone ont profité de la présence des caméras pour mettre en garde les reporters contre leur irresponsabilité. "On vous dit de ne pas y aller donc on n'y met pas les pieds. Certains de vos confrères ont mis les pieds, et ça s'est mal passé", a averti un responsable depuis le poste de commandement à Lège-Cap-Ferret.
"Respectez bien les consignes. N'allez pas dans les flammes, ça vous met en danger et ça nous fait perdre énormément de temps pour intervenir et éteindre le feu. Parce qu'on s'occupe de vous au lieu de s'occuper du feu en cours", a enchaîné l'un de ses collègues, exhortant les journalistes à ne pas enfreindre les règles de sécurité. Deux médias ont été particulièrement visés par cette mise au point. "Le problème a eu lieu avec Brut. et LCI. On ne généralise pas, on cible. Et on ne veut pas de soucis comme ça parce qu'hier, il y a eu 7 prises en charge de bénévoles qui nous aident et qui se sont mis en danger", a regretté le capitaine d'équipe avant que le présentateur de BFMTV n'interrompe soudainement le duplex.
À l'antenne, Loïc Besson a alors rappelé la gravité de la situation "inédite". "Le danger est toujours là, et le risque est de s'approcher trop près est d'être à un moment piégé", a-t-il lancé à son expert en plateau. Ce dernier, consultant en gestion de crise, a demandé aux concernés de redoubler de vigilance pour que les soldats du feu concentrent uniquement leurs efforts sur cette lutte contre les flammes. Puremédias vous propose de visionner cette séquence dans la vidéo ci-dessus.
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Alors que les chaînes de télévision enchaînent les duplex, reportages et éditions spéciales, certains correspondants ont dû faire face à une certaine hostilité, voire de la violence, sur place. Jean-Wilfrid Forquès, grand reporter pour BFMTV a été agressé physiquement vendredi par un agent de sécurité. "Je me suis senti humilié alors que je ne faisais que mon travail", a-t-il confié à "TVMag", ajoutant avoir décidé de porter plainte contre cet individu. Son employeur a aussi évoqué la possibilité de saisir la justice au nom du groupe BFMTV-RMC. Un journaliste de France 3, qui souhaitait filmer l'évacuation de l'hôpital privé d'Arès, a lui été menacé par a priori le même homme qui avait fait preuve de violence avec son confrère.