Cela faisait plusieurs jours qu'entre Sonia Mabrouk et la direction de CNews, l'ambiance était devenue intenable : après une altercation avec Serge Nedjar la semaine dernière, la journaliste, qui a été la première figure de CNews a officiellement marquer sa désapprobation avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne, a finalement décidé de démissionner de la chaîne. Une annonce faite à l'AFP vendredi : "Hier, aujourd'hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l'intérêt des victimes", avait alors déclaré la journaliste de 48 ans, qui conserve par contre son interview sur Europe 1.
Ce lundi 9 février, elle recevait d'ailleurs le patron des Républicains, François-Xavier Bellamy. Interrogé au sujet des Epstein Files et notamment de la situation de Jack Lang, qui se retrouve au cœur d'une enquête du Parquet national financier pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, le député européen a pris quelques instants pour s'adresser directement à Sonia Mabrouk : "Je voudrais vous dire merci pour votre courage. Vous dire que c’est la conscience qui doit l’emporter à la fin car la vie politique aussi crève du relativisme. Vous avez montré qu’avec certaines choses, on ne transige pas."
Le politique a ensuite choisi de parler à Jean-Marc Morandini lui-même. "Je veux dire un mot à quelqu’un que je ne connais pas, que je n’ai jamais rencontré, mais je saisis cette occasion pour lui parler [...] Monsieur Morandini, je ne suis pas juge. Vous avez déjà été jugé et condamné, je n’ai rien contre vous. Mais, la seule chose que j’ai à vous dire, c’est partez, démissionnez, a lancé François-Xavier Bellamy, qui a rappelé avoir exigé la même chose pour Jack Lang. [...] Il y a des choses qu’on ne peut pas passer sous silence et qu’on ne peut pas accepter. Il n'y a aucune raison d’avoir des indignations à géométrie variable. Vous aussi vous devez partir parce que les Français ont besoin de retrouver confiance dans leurs institutions mais aussi dans leurs médias". Le député européen ajoute que cette démission préserverait les journalistes de la rédaction de CNews, qui se retrouvent selon lui impliquées "dans une histoire qui n’a rien à voir avec la leur."
"Vous devez avoir la décence de partir. Vous avez été condamné et comme toutes les personnes qui sont passées par là, vous avez certainement le droit de continuer d’écrire votre vie, mais cela n’implique pas pour autant qu’il faille imposer, en particulier aux victimes, et à tous ceux dans notre pays qui ont été victimes d’atteintes sexuelles quand ils étaient mineurs, leur imposer le sentiment que vous êtes parfaitement indifférent à la souffrance que vous avez causée. Cela n’est pas possible. Monsieur Morandini, tant de Français et tant de spectateurs de ces médias sur lesquels nous parlons aujourd’hui le demandent avec moi ce matin : Partez, maintenant!"

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