Patrick de Carolis, le 27 août 2009, lors de la conférence de rentrée de France Télévisions
Le 14 janvier, le socialiste Vincent Peillon devait débattre avec Eric Besson et Marine Le Pen de l'identité nationale dans l'émission A vous de juger d'Arlette Chabot, diffusée une fois par mois sur France 2 à 20h35. Mais l'eurodéputé avait fait faux bond à la chaîne publique, accusant ses dirigeants de servilité et réclamant leur démission.
Vincent Peillon voulait se « faire entendre », pointant du doigt la mainmise de Nicolas Sarkozy sur les médias. « Les Français sont préoccupés par l'emploi, la santé, l'éducation, le logement, mais l'audiovisuel public a décidé de programmer une série de débats sur l'identité nationale et l'immigration. Un débat qui fait honte à la France et stigmatise plusieurs millions de nos compatriotes. Sept émissions sur neuf organisées aux heures de grande écoute ont été consacrées essentiellement à cette question. Il fallait arrêter cela », a-t-il expliqué au Monde.
Ce matin, sur Europe 1, le patron de France Télévisions a souhaité répondre en personne à l'eurodéputé socialiste. « Je trouve les propos et l'attitude de M. Peillon extrêmement choquants ; je suis d'ailleurs étonné qu'il puisse les tenir. Depuis quelques temps, M. Peillon essaye de justifier son absence d'un débat - un débat qu'il avait accepté - par des explications contradictoires successives et mensongères. Comme un enfant qui a été pris les doigts dans la confiture de la mauvaise foi, il est monté d'un cran. Au mensonge, il y rajoute des injures. Je trouve ce procédé méprisable et indigne d'un homme politique. Il y a deux façons de faire de la politique : sur les cimes ou dans le caniveau. Et je vois que M. Peillon a choisi. (...) Je pense que le service public n'a pas à servir de punching-ball à un homme politique en mal de notoriété. M. Peillon est un homme qui est en perdition. (Je ne demande pas sa démission), pour moi il n'existe pas », a-t-il indiqué au micro de Marc-Olivier Fogiel.
Par ailleurs, Patrick de Carolis a de nouveau refusé d'indiquer s'il souhaitait rempiler à la tête de France Télévisions alors que la fin de son mandat est prévue pour l'été prochain. D'autre part, il a qualifié ses relations avec le pouvoir exécutif de « respectueuses ».

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