BFMTV s'est également invité au jeu des chaises musicales en cette période de mercato. En obtenant la signature de Sonia Mabrouk, la chaîne d'actualité en continu a offert à sa recrue vedette la case horaire jusqu'ici dévolue à Marc Fauvelle, débauché de Radio France un an auparavant. La transfuge de CNews, qui ne compte pas changer ses convictions en changeant de canal, officiera à l'antenne chaque semaine, du dimanche au jeudi, dans une émission proposée entre 19h et 21h. La direction du groupe planchait sur un point de chute pour son prédécesseur, qui n'a pas démérité depuis le début de sa mission en juillet 2025. Finalement, il hérite de trois tranches le week-end : le 19h-21h du vendredi et du samedi, ainsi que le 18h-19h le dimanche avec la présentation du "Grand oral".
Au sujet de cette nouvelle émission politique, rampe de lancement en vue de l'élection présidentielle à venir, il confie au "Parisien" : "Nous serons donc trois intervieweurs (avec Marie Chantrait et un journaliste du 'Figaro') côte à côte face aux candidats ou à leurs soutiens qui viendront passer une heure avec nous le dimanche soir, une case importante pour la chaîne en termes d’audiences. L’objectif est de créer une émission de référence qui emmènera les politiques sur les thèmes importants, ceux dont ils veulent parler ou non". L'émission diffusée en direct et en public a donc son fil conducteur, contrairement à celles de la veille et avant-veille, encore "en construction".
Marc Fauvelle a seulement pu révéler qu'il sera accompagné le vendredi par Alain Duhamel, "un crush professionnel". "Il m’accompagnait dans 'BFM dimanche soir' dans la séquence 'Face à Duhamel' et depuis, on ne se lâche plus. J’aime son regard, son recul, sa malice", encense-t-il son aîné, pas prêt de prendre sa retraite.
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Pourtant relégué dans les grilles du week-end, le journaliste dit n'avoir jamais manifesté d'amertume ou d'envie de quitter BFMTV après son remplacement soudain par Sonia Mabrouk. "Cela peut paraître surprenant vu de l’extérieur mais tout ça s’est fait tranquillement, de manière totalement transparente. Fabien Namias (directeur général de BFMTV) m’a prévenu le plus tôt possible. Je sais que c’est la vie des médias et que personne n’est propriétaire de la case qu’il occupe", tempère-t-il.
Fair-play et tourné vers le collectif, l'ex-patron de l'info sur France Inter a évacué rapidement sa frustration pour essayer de rebondir, porté par son amour de la politique. "Des discussions ont eu lieu avec la direction pendant plusieurs semaines. Et nous nous sommes demandé où est-ce que je pouvais être le plus utile à la chaîne", révèle l'un des hommes convoités pour reprendre la matinale de RTL après les adieux de Thomas Sotto. Mais sa "volonté" première était de "rester" au sein de la maison qui l'a accueilli l'été dernier, et un deal a été trouvé : "J’ai quitté le service public il y a un an et si j’en suis parti, c’est pour construire quelque chose avec BFMTV".
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