Presse
Presse : Plusieurs journaux dont "Le Figaro", "Le Monde" et "Les Echos" augmentent leur prix de vente
Publié le 14 janvier 2022 à 12:15
Les directions des titres de presse pointent du doigt l'augmentation de 50% du prix du papier depuis 2020.
Bande-annonce du film "Les gens du Monde"

A chaque année presque, sa hausse des prix de la presse. Plusieurs journaux ont annoncé ces dernières semaines une augmentation du tarif de leurs exemplaires papier vendus en kiosques. "Le Figaro" passe ainsi de 3 à 3,20 euros en janvier. Même hausse de 20 centimes pour "Le Monde" et "Les Echos". La version week-end de "Libération" sera pour sa part vendu le samedi à 3,50 euros et non plus à 3 euros, tandis que "Le Télégramme", "Le Dauphiné libéré" et "Télérama" ont également procédé à une augmentation de leur prix de vente.

En cause selon les professionnels du secteur, l'augmentation de 50% du prix du papier entre 2020 et 2021. Ce marché en tension depuis plusieurs années a été fragilisé un peu plus par la crise sanitaire. "Aujourd'hui, les éditeurs n'ont pas eu d'autre choix que de répercuter ces hausses du prix du papier", s'est justifié Marc Feuillée, le directeur général du Groupe Figaro, dans les colonnes de son journal en début de semaine. "Il faut forcément qu'on la répercute dans les tarifs. Parmi les garants de notre indépendance, il y a l'équilibre économique !", avait déjà déclaré Louis Dreyfus, président du directoire du groupe Le Monde, interrogé par "Challenges" la semaine dernière.

Des augmentations devenues la norme avant la crise du papier

Avant même l'augmentation du prix du papier, ces hausses de tarifs étaient devenues la norme pour l'ensemble des titres de presse, en proie à des difficultés économiques structurelles induites par la révolution numérique. En 2010, "Le Figaro" coûtait par exemple 2,5 fois moins cher, à 1,30 euro. "Le Monde" était affiché pour sa part à 1,40 euro en kiosques à cette époque.

Parmi les facteurs explicatifs, la baisse des ventes et des recettes publicitaires tirées du papier, mais aussi la crise de la distribution de la presse. En février 2021, "Le canard enchaîné" avait ainsi augmenté son prix de vente pour la première fois en trente ans, le faisant passer de 1,20 à 1,50 euro. A l'époque, le palmipède avait notamment justifié sa décision par la facture laissée par le dépôt de bilan de la coopérative de distribution de la presse, Presstalis.

Par Benjamin Meffre | Journaliste
Passionné par les médias, l’économie et la politique, Benjamin est rédacteur en chef de puremedias.com dont il a intégré la rédaction en 2013.
Mots clés
Presse Business
Tendances
Toutes les personnalités
Sur le même thème
"La suite du démembrement de Prisma Media" : Le numéro un de la presse magazine en France veut vendre à Vivendi ses magazines luxe, dont Harper's Bazaar player2
Business
"La suite du démembrement de Prisma Media" : Le numéro un de la presse magazine en France veut vendre à Vivendi ses magazines luxe, dont Harper's Bazaar
20 janvier 2026
"Les chaînes ont peur, tout le monde a peur" : Jeff Panacloc se confie sur son projet TV dont personne ne veut player2
TV
"Les chaînes ont peur, tout le monde a peur" : Jeff Panacloc se confie sur son projet TV dont personne ne veut
11 janvier 2026
Les articles similaires
"Washington Post" : Jeff Bezos supprime 300 postes de journalistes sur 800, une reporter de guerre apprend son licenciement sur le front en Ukraine
Business
"Washington Post" : Jeff Bezos supprime 300 postes de journalistes sur 800, une reporter de guerre apprend son licenciement sur le front en Ukraine
5 février 2026
Motion de défiance chez "Challenges" et "Sciences et Avenir" contre LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault
Business
Motion de défiance chez "Challenges" et "Sciences et Avenir" contre LVMH, propriété du milliardaire Bernard Arnault
11 février 2026
Dernières actualités
Dernières news