Trois ans après la série humoristique "Le Flambeau", Leïla Bekhti et Jonathan Cohen s'étaient retrouvés dans un exercice tout à fait différents. Le duo d'acteurs avait porté sur leurs épaules le film "Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan", inspiré du roman autobiographique de l'animateur Roland Perez et sorti en salles au printemps 2025. Cette comédie dramatique adaptée par Ken Scott intègre ce mercredi 19 août le catalogue de Prime Video, dominé par le phénomène "Sterling Point". Ce long-métrage promet de bouleverser les abonnés avec son histoire vraie et touchante, celle du plus grand amour qui soit d'une mère pour son enfant.
Campée par une impériale Leïla Bekhti, Esther donne naissance, dans les années 1960, à Roland, petit dernier d'une famille nombreuse. Le garçonnet souffre d’un pied bot qui l’empêche de marcher, et contre l'avis de tous, sa mère décide qu'il n’irait à l’école que lorsqu'il pourrait se déplacer seul sur ses deux jambes. Dès lors, elle n’aura de cesse de tout mettre en œuvre pour tenir cette promesse, quitte à se tourner vers Dieu et… une rebouteuse dont les méthodes radicales vont être adoucies par l’écoute assidue des tubes de Sylvie Vartan.
Les spectateurs sensibles aux fresques familiales comme "La Vie est un long fleuve tranquille" ou aux récits nostalgiques dans l’esprit de "La Famille Bélier" ont apprécié cette ode à l'amour maternel. Avec 6.122 appréciations et 878 critiques sur "AlloCiné", la première production française de Prime Video conçue pour bénéficier d’abord d’une sortie au cinéma obtient une note moyenne de 4,1 étoiles sur 5 de la part des lecteurs. Ces derniers ont été conquis par l'impact émotionnel de cette histoire vraie, le juste équilibre entre drame et comédie mais aussi par l'interprétation magistrale de la comédienne de "Tout ce qui brille".
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Cette dernier incarne cette mère aimante de ses 30 à ses 85 ans. Un rôle pour lequel l'actrice passait 4 heures chaque matin au maquillage. Cette métamorphose physique a d'ailleurs beaucoup amusé son ami Jonathan Cohen, plus sobre dans ce film qu'à l'accoutumée. "Jonathan n'arrêtait pas de me pincer les joues, et ça me faisait rire, sauf que je ne pouvais pas rire, parce qu'en riant les prothèses pouvaient partir, donc c'était hyper chiant", soulignait-elle. Mais, sa patience, et son travail pour trouver la bonne posture, la bonne gestuelle, afin d'être crédible dans la peau d'une femme âgée, ont été récompensés d'une nomination comme meilleure actrice aux César 2026. Le trophée est finalement revenu à Léa Drucker ("Dossier 137") mais les cinéphiles n'ont pas boudé le grain de folie de cette comédie "feel good". Sortie en même temps que le "Blanche-Neige" de Disney, elle hérite du titre du deuxième plus gros succès tricolore de l'année 2025 avec plus de 1,5 millions d'entrées.