Coup de théâtre ce dimanche midi sur France 2. Après un mois de pause estivale, "Tout le monde veut prendre sa place" faisait son retour avec des numéros inédits. Et pour son grand retour, le jeu de culture générale présenté par Cyril Féraud a connu un véritable "plot twist" : Vincent, le plus grand champion de l’histoire du jeu, a été éliminé après 267 victoires, onze mois de présence et une cagnotte de 324.500 euros.
Depuis le 6 septembre 2025, le professeur d’histoire-géographie de 35 ans avait remporté tous ses duels. Avec 36 cartons pleins à son actif, il avait progressivement installé un record qui semblait difficile à aller chercher. "On vient de vivre un moment absolument incroyable", a lancé Cyril Féraud, ému, après son élimination. "Vincent était avec nous depuis le 6 septembre dernier. Depuis le 6 septembre, il a remporté chacun des combats. Tous les jours, il a répondu aux questions. Il est le plus grand champion de cette émission."
Mais dimanche, un candidat est finalement parvenu à le faire tomber. Son nom : Laurent. Originaire de Lens, dans le Pas-de-Calais, Laurent est âgé de 40 ans et gère une boutique de compléments alimentaires à Arras. Dans sa présentation, le candidat s’est notamment décrit comme un véritable "accro à sa salle de sport". Et son parcours personnel est particulièrement impressionnant : il a perdu 50 kilos après avoir atteint 140 kilos pour 1,94 mètre.
Depuis 2018, Laurent pratique notamment le CrossFit, auquel il attribue une partie de sa spectaculaire transformation physique. Une passion qui a évidemment interpellé Cyril Féraud. "Vous pouvez faire quoi pour les animateurs et champions de jeux télé un peu gringalets ?", lui a lancé l’animateur avec humour. Mais derrière le sportif se cache également un grand amateur de culture générale. Interrogé par le "Parisien", il explique aimer "les livres de philosophie, de symbolisme, de culture générale". "Comme on dit, il faut travailler son temple intérieur !", résume-t-il.
Vincent lui a attribué les acteurs australiens, un choix qui allait finalement lui être fatal. Laurent a notamment trouvé la réponse à une question portant sur le film "Muriel", réalisé par P.J. Hogan avec Toni Collette en 1994. Le champion lui, a choisi un questionnaire consacré à Sigmund Freud. Un coup de pouce du destin : "Depuis dimanche, vous remerciez Freud ?", lui demande "Le Parisien". "Oui, effectivement, merci, Sigmund ! C’est mon troisième prénom en plus", répond Laurent. Étrange coïncidence, son nom complet est en effet Laurent François Sigmund.
Le challenger s’est finalement imposé 19 à 16, mettant fin au règne du champion. Mais il aurait pu repartir avec une importante somme d’argent sans prendre le fauteuil. Vincent lui avait en effet proposé 8.100 euros pour qu’il renonce à sa place. Laurent a refusé. "Je suis quelqu’un d’heureux dans la vie, j’ai une famille, des amis, j’ai tout ce qu’il faut et je pense que je suis un joueur et je n’accepte pas l’argent", a-t-il expliqué sur le plateau. Au "Parisien", il révèle toutefois qu’il s’était fixé une limite avant le tournage. "Dans ma tête, je m’étais fixé 20.000 euros", explique-t-il. Il a donc hésité face à la proposition de Vincent, avant de choisir l’aventure : "J’ai une famille qui m’aime, des amis qui sont présents, un boulot que j’adore, alors… autant kiffer !"
"Moi, le but avec cette émission, c’était vraiment de vivre un bon moment avec ma maman qui m’accompagnait. Je suis vraiment venu très humble", confie-t-il encore. "Moi qui ai vécu une année 2026 atypique, je me dis qu’il peut m’arriver aussi des choses intéressantes !" ajoute-t-il, avant de préciser pourquoi, tout en gardant le mystère : "Sur le plan amoureux, encore la veille du tournage de l’émission, c’était un peu folklorique."
Reste désormais à savoir combien de temps Laurent parviendra à conserver le précieux fauteuil. Le nouveau champion, qui avait "déjà participé il y a deux ans avec Jarry" révèle-t-il, assure vouloir profiter de l’expérience : "J’avais envie encore de vivre quelques émissions avec ma mère, découvrir un peu l’envers du décor, que ce soit pour une, cinq, quarante ou mille émissions !" Il faut dire que la télé le passionne : "Le rêve, ce serait d’être chroniqueur un jour à 'Télématin'", avoue-t-il, avec une chronique consacrée au fitness ou à l’alimentation équilibrée. "Transmettre des choses. Ça, ce serait un sacré kiff", ajoute-t-il, avant de plaisanter : "Surtout pour moi qui rechignais quand j’étais gosse quand mes parents mettaient ‘Télématin’ alors que je voulais les dessins animés."