Alexia Laroche-Joubert confirmée dans son rôle de patronne de Banijay France et le grand flou autour. "L'Informé" rapporte que le géant du divertissement ("Fort-Boyard", "Koh-Lanta", "N'oubliez pas les paroles") est sur le point de supprimer une quarantaine de postes dans l'Hexagone, dont ceux de plusieurs cadres dirigeants. Seraient ainsi touchées les équipes en charge des programmes de flux, mais aussi celles responsables des fictions. Toutes les entités pourraient être réunies en un seul et même bloc, supervisé par Jean-Louis Blot, actuel président d'Endemol France, et qui "pourrait ainsi prendre du galon". Interrogée, la porte-parole du groupe de Stéphane Courbit s’est refusée à tout commentaire, sauf pour indiquer que "Alexia Laroche-Joubert reste CEO de Banijay France. Les activités de flux et de fiction restent dans son périmètre. Toutes les équipes, flux (Jean-Louis Blot) et fiction lui reportent".
En revanche, la productrice vedette n'a pas répondu aux sollicitations de nos confrères, qui révèlent un chamboule-tout dans l'organigramme. Sébastien Petiot, l'un de ses lieutenants à la direction de la holding de tête Banijay France, serait remplacé par Jean-François Rubinstein, actuel directeur général de la filiale Endemol France ("Star Academy", "Secret Story"…). D'autres personnalités devraient également prendre la tangente : John Nicolas, directeur financier et des ressources humaines, David Berthomier, directeur technique de la filiale ALP ("Koh-Lanta", "Fort Boyard"…), ou encore Guillaume Thouret, directeur opérationnel de Shine Fiction et Banijay Studios France ("Marie Antoinette", "Carême"…). Damien Viel et Lisa Hassler, qui occupaient également des postes à responsabilités, ont déjà quitté le navire, la deuxième rebondissant chez Reworld.
Cette coupe des effectifs pourrait résulter du contexte économique et d'une baisse des commandes des chaînes TV. France Télévisions, confronté à une réduction drastique de son budget, a par exemple, dû annuler en dernière minute le tournage d'"Intervilles", relancé l'été dernier. À ce sujet, Alexia Laroche-Joubert s'inquiétait de la crise que traverse le service public. "On a tous été mis à contribution, on a tous joué le jeu. On ne peut qu'être évidemment extrêmement attentifs à ces mauvais signaux, donc je demande à ce qu'on soit conscient que l'écosystème de la production doit être préservé", invitait à notre micro la PDG, à qui il a été demandé de réduire de 5% le budget alloué à ses émissions de flux.
À lire aussi : Alexia Laroche-Joubert : "Pire que les audiences à 9h02 ? La nuit qui précède, je me rappelle me réveiller avec des sueurs froides dans le dos"
La période est également à l'heure de la baisse des investissements chez la Une, qui aurait renoncé à "Amélie Grangé", "une série de 8 épisodes que lui avait proposée un des labels de Banijay, Authentic Prod", mais aussi du côté de Netflix.
En revanche, la filière "Entairtainment" de Banijay semble bien se porter. Elle vient tout juste d'acquérir les droits mondiaux de "Qui réussira à stopper le train", jeu d’aventures à succès créé sur YouTube par Squeezie, afin de l’adapter et de le diffuser sur d’autres canaux. Avec un budget situé entre 700.000 et 800.000 euros et un tournage qui a mobilisé une centaine de personnes, le concept représente à son lancement le plus gros investissement jamais réalisé sur la chaîne du créateur. Ce dernier n'a néanmoins pas dévoilé le montant de cette opération.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2