C'était dimanche 7 décembre. En marge d'un spectacle que donnait Ary Abittan aux Folies Bergère, à Paris, Brigitte Macron lançait à l'humoriste : "S'il y a des sales connes on va les foutre dehors. Surtout des bandits masqués." Des propos faisant référence à l'interruption du spectacle du comédien la veille par quatre militantes du collectif Nous Toutes, le visage recouvert d'un masque représentant Ary Abittan accompagné de la mention "Abittan violeur". L'acteur de 51 ans avait été accusé de viol par une ancienne compagne en 2021, et avait, à l'issue de trois ans de procédure, bénéficié d'un non-lieu, confirmé en appel en janvier 2025. Captés dans une vidéo publiée par le magazine Public rapidement devenue virale, les mots tenus par la première dame avaient provoqué un immense tollé, donnant même naissance au hashtag #salesconnes, utilisé depuis par une foule d'anonymes pour condamner ces propos.
C'est au micro de "Brut" que Brigitte Macron est revenue, lundi 15 décembre, sur ses déclarations de la semaine précédente. "Je suis désolée si j’ai blessé les femmes victimes, c’est à elles et à elles seules que je pense", a déclaré la première dame. "Je ne peux pas regretter de parler. Je suis effectivement l’épouse du président de la République, mais je suis avant tout moi-même. Et donc, quand je suis dans le privé, je peux me lâcher d'une manière qui n’est absolument pas adéquate", a-t-elle poursuivi, précisant bien que ses propos étaient destinés initialement à un cercle très restreint de "quatre personnes".
Un mea-culpa suffisant pour éteindre la polémique ? Sur France Inter ce mardi 16 décembre, Bertrand Chameroy s'est payé les excuses de Brigitte Macron dans son billet d'humeur de 7h57. "Il aura fallu que l'expression devienne un hashtag et que l'on découvre comment se prononce 'sales connes' dans toutes les langues pour que Brigitte Macron se dise 'désolée si elle a blessé les femmes victimes', plus d'une semaine plus tard. [...] Pour vous donner un ordre d'idée du temps de réaction que ça aura pris, il suffit d'écouter une phrase des 3 minutes 47 de la vidéo, a débuté le chroniqueur avant de passer à l'antenne ces propos de l'épouse d'Emmanuel Macron : "J'avais besoin de rassurer. Je l'ai [Ary Abittan, ndlr] rassuré certainement maladroitement mais je n'avais pas d'autre mot à ma disposition à l'époque." "Quand tu reviens sur le tollé en disant 'à l'époque', c'est que ton silence commence à s'éterniser... Je n'avais pas d'autres mots, jadis"", a rebondi Bertrand Chameroy avant de se payer la communication de crise de Brigitte Macron. L'intégralité de la chronique est à retrouver dans la vidéo ci-dessus.

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