Samedi, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés à Saint-Denis pour exprimer leur solidarité envers le maire de la ville, Bally Bagayoko, cible de débordements racistes sur CNews. Une équipe de BFMTV s'était rendue sur place pour couvrir la mobilisation. Or, à cette occasion, l'une des journalistes aurait été "violemment poussée contre des barrières par un bénévole du service d'ordre de La France Insoumise", rapporte un autre communiqué de la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne, en date du 5 avril.
Dans un autre texte écrit ce mardi, le même média a réagi à cette agression, la condamnant fermement. "La direction de BFMTV tient tout d’abord à exprimer son soutien total à sa journaliste et dénonce avec la plus grande fermeté ces violences inadmissibles", peut-on y lire. "La direction de BFMTV ne laissera pas ce type de comportements se perpétuer et agira à l'encontre de tous ceux qui réitéreraient des incidents similaires", a également souligné la chaîne d'info. Elle s'associe à la plainte de la collaboratrice en question, qui "s’est vue prescrire une première période d’ITT (incapacité totale de travail) de deux jours" après examen médical.
Cet épisode de violence physique a eu lieu alors que la reporter "venait d’avoir le feu vert d’un des élus pour se rapprocher de la scène". Selon la SDJ, le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon a "immédiatement " présenté ses excuses après avoir appris cet incident et a admis que le bénévole avait "vivement réagi". LFI a ensuite garanti à BFMTV "sa plus grande vigilance pour qu’on puisse travailler correctement lors de leurs événements ".
En février dernier, le traitement médiatique réservé à la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, avait passablement irrité Jean-Luc Mélenchon. N'acceptant pas les mise en cause de son mouvement qui avaient suivi ce drame, le dirigeant avait assumé sa position d'inviter les médias de son choix en conférence de presse. L'ONG Reporters sans frontières avait dénoncé une "atteinte au droit à l'information des citoyens" de la part du chef de la gauche radicale en France.
Ce dernier avait également menacé BFMTV de plus envoyer aucun membre de son camp sur ses plateaux après la mise à l'écart de Sophia Chikirou lors du débat d'entre deux tours organisé par la chaîne. "Personne d'entre nous ne doit plus mettre les pieds chez de tels manipulateurs, avait écrit celui qui avait saisi l'Arcom pour cette décision. "Jour après jour, ce genre de pratiques dégrade la liberté d'expression et humilie l'identité démocratique de notre pays. On attend les réactions des sociétés de journalistes attachées au refus de la brutalisation du débat en France", s'était-il justifié.

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