Brigitte Boucher a décidé de saisir la justice. La journaliste de Franceinfo, qui se retrouve visée par des messages haineux depuis son interview de la député La France Insoumise Danièle Obono le samedi 21 février, a décidé de donner des suites judiciaires à cette vague de cyberharcèlement. La présentatrice de la matinale week-end de la chaîne d'information avait déjà reçu le soutien de la SDJ de la chaîne en début de semaine. "Nous condamnons sans réserve la haine en ligne et les campagnes de harcèlement numériques. Toutes les formes d'intimidation visant les journalistes sont inacceptables", pouvait-on notamment lire dans le communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux.
"Suite à mon interview de Danièle Obono, j’ai été harcelée sur les réseaux sociaux, victime de menaces pouvant s’apparenter à des menaces de mort sur mes enfants, a écrit la journaliste du service public. Ces violences sont inacceptables et méritent d’être condamnées publiquement. J’ai porté plainte", indique donc l'ancienne journaliste de LCP dans un court message posté sur les réseaux sociaux et destiné notamment à l'attention du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez et du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
Samedi 21 février, Brigitte Boucher recevait sur Franceinfo la députée Danièle Obono et avait notamment évoqué avec elle la question de la prochaine discussion au Parlement d'un projet de loi pénalisant les propos antisionistes. Un sujet qui avait été le point de départ d'un échange tendu entre la femme politique et la journaliste. "[Ce projet de loi] est une instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme pour défendre le génocide", avait ainsi déclaré Danièle Obono avant d'être interrompue par Btigitte Boucher. "On ne peut pas parler de génocide, c'est un terme qui n'est pas reconnu par la communauté internationale". "Excusez-moi madame mais c'est incroyable, avait alors poursuivi la députée. L'ONU, ce n'est pas la communauté internationale ? La très grande majorité des experts sur la question du génocide disent que c'est un génocide madame". Brigitte Boucher avait alors tenté de conclure l'échange en lui précisant qu'elle lui laissait "la responsabilité de [ses} propos." "J'en prends toute la responsabilité, et je vous laisse la responsabilité de votre négationnisme de ce qui se passe en ce moment à Gaza", avait rétorqué Danièle Obono, avant de reposter, peu de temps après l'interview, la séquence en question sur ses réseaux sociaux. Cette dernière, qui a pris connaissance du dépôt de plainte de la journaliste suite à son cyberharcèlement, lui a également apporté "son soutien face à ces comportements inacceptables".

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