L’affaire Charles Sapin ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Le 19 septembre dernier, nous vous expliquions que l'éditorialiste avait annoncé sur les réseaux sociaux la suppression de son rendez-vous dominical sur France Inter et par conséquent son départ de la station. Ce dimanche 27 septembre 2026, Charles Alloncle a accepté d’être interrogé par le journal “Le Parisien”. L’occasion pour le rapporteur de la commission d'enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public » à l'Assemblée nationale de revenir sur ce sujet.
A la question : “Demandez-vous comme Eric Ciotti la démission de la direction de France Inter ?”, Charles Alloncle n’a pas hésité à répondre par l’affirmative. “Oui, car elle a capitulé dans cette affaire. Ne pas être capable d’assumer une chronique un peu différente du reste de l’antenne, qui plus est diffusée à 7h40 le dimanche et pendant seulement deux minutes, c’est assez terrifiant”, a-t-il déclaré au journaliste Benjamin Meffre à qui l’on doit cette interview.
Auprès de notre confrère, le député, qui sortira mercredi prochain le livre “Je jure de dire toute la vérité”, a indiqué par rapport à ce qui est arrivé à Charles Sapin : “Le service public est financé par l’impôt de l’ensemble des Français et doit à ce titre respecter le pluralisme. Cette affaire démontre qu’il y a au contraire une véritable privatisation idéologique de l’audiovisuel public au profit de la gauche et de l’extrême gauche, particulièrement sur les antennes de Radio France. C’est inacceptable”.
Par ailleurs, au cours de cet entretien, Charles Alloncle a confié ce qui, selon lui, va rester de son rapport. “Je pense qu’on retiendra une tentative de proposer des pistes de réforme à des entreprises publiques bien mal en point, qu’il s’agisse de leurs finances, de leur respect du pluralisme ou des conflits d’intérêt qui les minent. J’ai mis de nombreuses propositions sur la table”, a-t-il précisé.